POPNEWS POPNEWS
POPNEWS Avril 2008 - concert

> edito
accueil
> recherche

> vandaveer
grace and speed
> wolf parade
at mount zoomer
> sigur rós
eð suð í eyrum við...
> christophe
aimer ce que nous sommes
> calvi on the...
4-7 juillet 2008
> tv glory
s/t
> paul bevoir
in days of wonder
> the notwist
the devil, you + me
> lyrics born
everywhere at once
> windsor for...
how we lost
> olivier brion
track by track
> costa music
lighter subjects
> fragments de...
musique du crépuscule
> tricky
knowle west boy

> newsletter



> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
>
POPmusic
sélection de mp3
>
POPvideo
les émissions
>
POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list

> fils RSS



RSS Forum
RSS MP3
RSS blog
RSS Podcast

> pub

maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous : myspace
last.fm
twitter
facebook

FESTIVAL CHORUS 2008 (20 Ans)

Vendredi 11 avril 2008 : Alain Bashung + Keren Ann (+ Mélanie Pain) à l'Espace Grande Arche, La Défense.

C'est à Mélanie Pain, révélée par sa participation au projet Nouvelle Vague, qu'incombe la lourde tâche d'ouvrir cette soirée, dans une salle plutôt froide (dans tous les sens du terme), qui semble davantage destinée à l'assemblée générale des petits actionnaires d'une multinationale ou à un congrès de l'UMP. Accompagnée de trois musiciens (guitare, batterie, clavier - Fender Rhodes ?), la jeune femme, tout de blanc vêtue, s'en sort honorablement en une petite demi-heure et huit chansons (dont une adaptation d'un très beau poème de Pierre Reverdy). Rien d'inoubliable, mais des mélodies pop-folk plaisantes, teintées de mélancolie. A revoir sans doute dans une plus petite salle et dans des conditions plus favorables, qui permettraient à sa fantaisie de s'exprimer davantage - tout cela était un peu trop sage.

Keren Ann

Keren Ann, toute de noir vêtue (tee-shirt et bottes de circonstance), annonce la couleur : son set sera plus rock que d'ordinaire. Limitant les incursions dans son répertoire folk, délaissant quelque peu le français au profit d'un anglais majoritaire, elle laisse s'exprimer la puissance rythmique et les riffs de guitare repérés sur ses disques depuis quelques albums : "Chelsea Burns" et "Lay Your Head Down" pour la douceur, "Sailor & Widow" ou "It' ain't no Crime" pour les gimmicks cabaret-rock. C'est plutôt agréable, parce qu'elle y prend un plaisir visible et que ses musiciens assurent plutôt. Sa voix, assez bien mise en valeur, ne suit pas toujours l'énergie des morceaux sur le registre de la puissance (on la sent tout de même plus à l'aise dans le suave que le rauque), mais c'est joliment balancé et cela constitue une entrée en matière appréciable pour le show de Bashung, et, par ailleurs, les quelques reprises parsemées ici et là (dont le "Sloop John B.", traditionnel revisité par les Beach Boys, en rappel) sont visiblement appréciées. On reste cependant davantage saisi par la beauté de ses mélodies folk, qui consentent parfois à un heureux dénuement ("The Harder Ships of the World", "Not Going Anywhere"), ou tirent avec grâce sur la corde de la nostalgie (les exceptions en français, "Que n'ai-je ?", et l'hommage explicite à Salvador, "un ami qui aurait dû être là", sur l'attendu et assez bouleversant "Jardin d'hiver"). Mais qu'importe : bon goût et éclectisme dosé ne sont peut-être pas des valeurs complètement rock, mais ils assurent ici l'essentiel.

Alain Bashung

La rumeur dit Alain Bashung malade, et il est vrai que son apparence physique peut laisser planer quelques doutes. Mais son concert de deux heures les a tous dissipés. Chapeau, lunettes, costume et guitare noirs (on a d'ailleurs repéré quelques sosies dans la salle), le plus classe des rockeurs français impose une présence fascinante dès les premiers mots de "Comme un Lego", sublime épopée de neuf minutes signée Manset, pièce maîtresse du nouvel album "Bleu pétrole". Ça commence donc très fort, avec une intensité qui ne faiblira pas, malgré des musiciens tombant parfois dans de légers travers variété-rock ou heavy metal (restant quand même dans la limite du supportable). L'essentiel de "Bleu pétrole" est joué, mêlé à une belle sélection d'anciens morceaux, venant rappeler que Bashung fut l'un des rares Français à imposer au plus grand nombre la radicalité post-punk et les jeux de mots lacaniens ("Volontaire", "What's in a Bird", "Légère éclaircie" et son génialement absurde "Là j'ai pied, là j'ai pas pied"…). Le fan éclairé de rock et de country refait aussi régulièrement surface, à travers des morceaux de l'album "Osez Joséphine" ("Happe", à tomber) ou une version habitée de "River Deep Mountain High" (Spector/Ike et Tina), où l'on croit voir un hybride de Johnny Cash et Roy Orbison.

Le premier rappel offre le toujours aussi fascinant "Madame Rêve" et l'incontournable "Vertige de l'amour". On aurait pu s'arrêter là - il était pas loin de minuit -, mais l'homme en noir revient, seul à la guitare, pour "Angora" et une reprise de "Nights in White Satin" en clôture idoine. Aux cris d'amour des fans, Bashung, des larmes dans la voix, répond "Moi aussi, je vous aime", avant de tirer sa révérence. Grand bonhomme.

David Larre et Vincent Arquillière
Photos : CG92 – JL Dolmaire

Dans le cadre du festival Chorus 2008 :

Lundi 31 mars 2008 : Thomas Fersen (+ Presque Oui) au Magic Mirrors, La Défense.

Vendredi 4 avril 2008 : Arman Méliès (+ La Maison Tellier) au Théâtre de la Ville, Neuilly.