Festival International de la Chanson de Granby, du 11/09 au 15/09

21/09/2012, par | Festivals |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Vendredi 14 septembre

Un petit déjeuner copieux pour le réveil (chez Eggsquis, vous m'en direz des nouvelles), et c'est déjà presque l'heure de retourner une dernière fois à l'église pour nos vitrines musicales. Il fait chaud, on va sans doute cuire, amen.

C'est pas franchement Catherine Durand, une Québécoise aux faux airs de Stéphanie de Monaco, qui réchauffe beaucoup les ardeurs.

Klô Pelgag

En revanche, Klô Pelgag, déjà mon coup de coeur de l'an passé, a complètement confirmé les espoirs que j'avais placés en elle. Cette jeune femme a un univers décalé assumé, qui se prolonge sur scène à tous les niveaux : textes, attitude, tenue. Mais ça n'empêche pas le résultat d'être au final très bien ficelé, et sous la générosité des cordes, la vivacité du piano ou l'inventivité du batteur/percussionniste se cachent une belle émotion, quelque chose qui sonne généreux et mélancolique. Très très bien, vraiment.

Klô Pelgag

L'enthousiasme dont j'ai fait preuve retombe pas mal avec Massicote, jeune Québécois à la chevelure incroyable, qui sort une chanson très Charlebois-like, mais surtout un peu trop sage et appliquée pour convaincre, alors que le personnage est plutôt attachant. C'est tout de même mieux qu'Amylie, qui clôture ces vitrines 2012 avec une chanson tellement FM que c'en est suspect.

Après un nouveau passage à l'hôtel, mes comparses et moi repartons manger (on dirait que l'on n'a fait que ça, non ?), la soirée proposant surtout des artistes déjà vus les jours précédents. Je jette quand même un coup d'oeil au chapiteau où se produit Radio Radio, et je suis assez enthousiasmé par ce que j'entends et vois. Qu'est-ce que ça envoie ! Les Acadiens, par ailleurs porte-parole du festival, mettent la gomme pour faire bouger les foules. Et si je ne comprends pour ainsi dire rien, ici ils ont un succès énorme si j'en juge par la marée humaine, et je comprends l'engouement car ça a un goût de reviens-y.

La suite se déroulera au bar à vin, où est prévue Lisa Portelli. Malheureusement, le lieu est un peu à l'écart, pas très bien indiqué (voire pas du tout) et la Française se retrouve devant un parterre qui ne correspond en rien à son talent. Bien qu'un peu malade, et à une heure tardive, elle et ses musiciens ont assuré, et j'ai définitivement accroché à ce très bel univers, à ses textes, à sa présence sur scène. Très convaincant une fois de plus, une belle conclusion pour aller au lit l'esprit léger.

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews