> edito
accueil
> recherche
> willits +...
ocean fire
> astrïd
&
> ryoji ikeda
test pattern
> radar bros.
auditorium
> jim noir
jim noir
> bowerbirds
hymns for a dark horse
> wire
object 47
> nurse with wound
huffin' rag blues
> arbouse...
interview
> seu jorge
america brasil o disco
> route du...
the dodos, fuck...
> rivers cuomo
alone: the home...
> domingo
s/t
> the war on drugs
wagonwheel blues
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE FIERY FURNACES - Bitter Tea
(Rough Trade / PIAS)
[site]
- acheter
ce disque
Encore
une chronique en retard
! C'est bien simple,
le rédac' chef
de POPnews en a tellement
marre de m'envoyer des
relances qu'il a mis
au point un système
de mel automatique qui
m'agresse dès que je
me connecte. Il ne me
dit même plus bonjour, simplement
un laconique et désabusé "alors ce Bitter Tea,
ça vient ?". Alors, ok, à force, ça use et je
cède,
la voilà cette chronique
des Fiery Furnaces.
A ma décharge, il faut dire que ce disque est tellement
foutraque et tellement
plein d'idées (bonnes, voire
très bonnes, mais mauvaises aussi) que 3 mois c'est à peine
suffisant pour se former
une opinion et l'exprimer
(plus ou moins) clairement
sans trahir le disque.
Alors,
qu'est-ce que ce Bitter Tea
nous réserve de
beau ? Des mélodies amères justement, des langues
fourchues et des synthés partis faire la bringue
avec un piano acide. Ça démarre à fond
les ballons dans un genre psycho
billy avant de ralentir et
de revenir à une formule
similaire à celle des
albums précédents du groupe. La voix d'Eleanor
et le piano de Matthew constituent
l'ossature centrale de chaque
morceau, ils se mêlent,
se soutiennent mutuellement
et développent ensemble
des mélodies réjouissantes
que des tonnes d'effets s'empressent
de ravager dans l'instant.
Cet album est caractérisé par
le contre-pied, le déséquilibre et le contrepoint.
Le disque est extrêmement riche, il ne laisse pas un
seul instant de repos. Dès
qu'une routine s'installe,
une explosion sonore la détruit et une nouvelle idée
prend sa place.
Ce qui est à mon avis le morceau
phare de l'album, "Benton Harbor Blues", est l'exemple
type de cette formule alchimique.
Tout commence au cœur
d'un semblant de musique concrète avec une rythmique
sortie tout droit d'un atelier
de ferrailleur intergalactique,
s'en vient ensuite un blues
sudiste qui suit les méandres
du Mississippi, avant de se
fondre dans une hymne popisante
du meilleur goût, rapidement évacuée
pour faire place au générique d'un épisode
inédit
de Star Trek, qui lui-même s'efface au profit d'une
chanson psychédélique.
Vous savez maintenant pourquoi
il m'a fallu trois mois pour
la pondre cette chronique,
il m'a fallu tout ce temps
rien que pour me mettre le
disque dans l'oreille. Mais
maintenant qu'il y est, il
s'y accroche tellement bien
qu'il va falloir beaucoup de
temps pour qu'il daigne laisser
la place à un autre. Après
un Thé Amer
comme celui-ci, tout paraît un peu fade.
Gildas Le Pallec
In My Little Thatched Hut
I'm In No Mood
Black-Hearted Boy
Bitter Tea
Teach Me Sweetheart
Waiting To Know You
The Vietnamese Telephone Ministry
Oh Sweet Woods
Borneo
Police Sweater Blood Vow
Nevers
Benton Harbor Blues
Whistle Harbour Rhapsody
...
...
|