Foals au Normandy, le 18/04/2008

24/07/2008, par Christophe Dufeu | Concerts |
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20h35 : Les Lanskies, groupe de rock saint-lois, débutent le concert pendant que les spectateurs prennent place devant la scène du Normandy de Saint-Lô (50) en n'ayant, bien sûr, pas omis de faire un détour au bar de la salle. Les quarante-cinq minutes du concert du groupe semble une éternité non due à la musique (quoique...) ; mais peu importe, la première partie permet de parler de tout mais surtout de rien avec ses amis ou de rechercher le meilleur endroit afin d'apprécier au mieux le concert. Pour ma part, cela sera sur le côté gauche de la salle. 21h20 : La moitié de la salle est remplie - soit quatre-cents personnes. Dans la fosse, des dizaines de jeunes en ébullition. J'ai hâte d'écouter ce concert bien que "Antidotes", le premier LP des Foals ne m'ait pas particulièrement convaincu : en effet, je trouvais les morceaux toujours contruits sur le schéma "longues montées en puissance + changements de rythmes". Ceci dit, aujourd'hui les Britanniques semblent très attendus. 21h25 : Le chanteur des Foals, Yannis Philippakis, apparaît seul sur scène avec sa mèche rebelle, ses cheveux découpés au laser et son mètre soixante-cinq (maximum). Pas de regard au public mais l'alchimie avec celui-ci est immédiate et lorsque ses quatre camarades le rejoignent, c'est l'apothéose... La salle entre dans une transe collective : slams (souvent de courte durée) et autres pogos rythment le concert (gare à vos boots). A ma grande surprise, j'apprécie ce concert : les morceaux s'enchaînent à une vitesse fulgurante. "Déments" est le seul adjectif qui pourrait les qualifier. Sur scène, les Foals maîtrisent parfaitement leur jeu et me font penser à une équation mathématique : rythme carré, position aérodynamique pour les musiciens qui dirigent leur intrument avec précision et dessinent ainsi des angles de 90°. En dépit du peu de chants, les Foals nous dirigent et les guitares imposent le rythme. L'excitation du public est portée à son paroxysme - quelques jeunes hommes seront même éjectés de la salle - lorsque le tube "Hummer", popularisé par la série Skins, est joué. La chanson est jouissive comme au premier jour, mais le calme revient avec "Red Socks Pugie". Pour quelques minutes seulement. Lorsqu'arrive "Electric Bloom", Yannis Philippakis délaisse sa guitare pour des percussions et se permet un bain de foule, pour le plus grand bonheur de celle-ci. "Mathletics" achève la soirée. A 22h53, la musique s'arrête. Les Foals n'effectueront malheureusement pas de rappel. Quoiqu'il en soit, le groupe britannique, que l'on pourrait facilement associer à un mélange de The Rapture et des Franz Ferdinand, est bel et bien une surprise de cette année 2008 et incarne la modernité en tant que telle, grâce à sa musique complexe voire vertueuse et à ses riffs incongrus. En somme, une bonne prestation et par conséquent, un très bon moment. (de notre correspondante saint-loise, Florine Quesnel)

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