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french cowboy - interview - POPNEWS Mars 2008

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FRENCH COWBOY

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C'est vrai que le fait de faire backing band de Katerine, ça a retardé le projet "French Cowboy" ?
G.C. - Eric, Stéphane et moi, on était très occupés en tournée. Maintenant, on peut se consacrer au projet entièrement.

L'album va sortir dans plusieurs pays ?
F.P. - Italie, Suisse et Belgique pour l’instant. L'Angleterre, c’est un marché beaucoup plus difficile à pénétrer. Ils sont vachement chauvins !

Au niveau du rock français, je pense qu'il y a eu un avant et un après vous. Vous avez sans doute essuyé les plâtres pour tout un tas de groupes qui ont suivi.
F.P. - On a dû commencer en même temps que les Inrocks. C’était toute une période qui finissait, et toute une nouvelle musique qui arrivait. On a été à un moment charnière.
G.C. - Quand on a commencé a tourner en festival, au début des années 90, c'était la fin de la période "alternative" Parabellum-OTH-Sheriffs-La Mano Negra, donc on a partagé la scène avec tous ces groupes-là.
F.P. - Fallait faire gaffe de pas se prendre des canettes !

Vous vous reconnaissiez dans cette scène ?
G.C. - On respectait quelques aînés, Les Thugs, Noir Désir. Mais les références n'étaient pas exactement les mêmes. Ils adoraient le Gun Club. Nous, on était plutôt de culture anglaise, The Smiths, The Pastels, My Bloody Valentine, ce qui a changé un petit peu après.

Vous êtes arrivés à un moment charnière dans l'industrie du disque, non ?
F.P. - J'crois que tu as raison, ouais.

Il a eu un album tribute aux Little Rabbits. Le groupe était encore en activité à l'époque. Comment vous l'avez reçu ?
F.P. - Ah oui, c'était un type de Saint-Etienne qui nous adorait et qui a monté son label. Ça nous a fait bizarre d’avoir ce tribute alors qu'on était des inconnus ! Je me rappelle d'un ou deux titres où on a franchement ricané en les découvrant ! (rires)

C'est très bon pour l'ego, tout de même !
F.P. - C'était trop bizarre, ça nous faisait peur !

Il y avait sur le premier disque un petit dessin "Little Rabbits superstars", une façon de se moquer de cette sorte de notoriété.
F.P. - Ouais, la flambe à deux balles !!

Il y a toujours eu cette espèce de vocabulaire pop universel dans vos titres : "Grand public", "Grande musique", "radio"...
F.P. - "Grand public", c'était la tête d'Alan, notre manager, qui se disait "putain, ça va pas être facile à vendre, quel va être le single de ce disque ?". Ça se voyait sur sa tête déjà, le résultat chiffré !! Alors je me suis dit, on va l'appeler "Grand public", ça l'aidera ! (rires)

Vous êtes resté assez freestyle dans le genre !
F.P. - Si on n'a pas compris que la musique, c’est s'amuser... Aucun de nous ne pourrait faire une musique qui lui plaise pas... Faut pas que ce soit juste un travail.

Il y avait un côté très amateur au début du groupe. Vous avez l'impression d'avoir un peu appris votre métier ?
F.P. - On a appris à jouer ensemble. On se connaît par cœur !
G.C. - On a appris à "respirer" ensemble ! Les Rabbits, et aujourd'hui French Cowboy, c'est une histoire musicale, mais, c'est surtout une incroyable aventure humaine. Quand je pense qu'on se connaît depuis la maternelle, et on a 38 piges maintenant, c'est quand même un truc de dingue !

Propos recueillis par Ludochem
Photos par Julien [site]