Get Well Soon, au BT59 le 10 octobre

20/10/2012, par Béatrice Lajous | Concerts |
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Il y a des dates de concerts que l’on note dans son Moleskine quelques mois à l’avance, que l’on partagera avec un ami cher et que l’on recommande à de nombreux curieux. Le retour de Get Well Soon sur Bordeaux en fait partie.  Leur nouvel album, "The Scarlet Beast O’Seven Heads", recèle encore quelques perles pop et orchestrales. La bande à Konstantin Gropper est à voir sur scène. Entre ombre et lumière, nostalgie et exaltation, masculinité et féminité.

La première partie de cette soirée est assurée par David Lemaître. Un patronyme qui n’évoquait rien le temps de boire une bière dans la petite cour du BT59. Pourtant, l’histoire de ce jeune homme nous invite aisément au voyage. Bolivien d’origine et Berlinois de cœur, il alternera guitares et techniques d’attaque. Son apparente timidité au début du set finira par disparaître, laissant entrevoir une entente réelle avec les autres musiciens. Un percussionniste à sa gauche, un violoniste à sa droite, il nous présente ses différents morceaux, dont le surprenant "Jacques Cousteau", qui fera également l’unanimité dans mon cercle proche. Une bonne découverte, qui me donne envie de guetter la sortie de leur premier album, prévue pour début 2013. Cette tournée, aux côtés de Get Well Soon, ne pourra qu’être bénéfique, magique.   

Cette fois-ci, je n’ai que très peu d’éléments sur l’évolution de leur projet depuis "Vexations". L’attente se fait en douceur, espérant retrouver "The Last Days of Rome", l’électrique "The Kids Today" et le jazzy "Roland, I Feel You". De par sa taille, la scène regorge d’instruments, d’accessoires rappelant l’univers de leur troisième disque. Ils seront donc six ce soir. Le leader du groupe porte beau en noir et m’intrigue encore par son regard et ses postures. Egalement sur le devant de la scène, sa sœur, vêtue quant à elle tout en blanc, en aura bluffé plus d’un avec la puissance de sa voix. Au-delà du chant et des réponses données à son frère, elle se détache bien souvent de l’ensemble pour une introduction au violon, un jeu de tambourin accompagné d’une charmante chute de reins ou encore quelques notes de mandoline. En fond de scène, on retrouve le batteur, le bassiste et le claviériste. Sans oublier un multi-instrumentiste, le plus mouvant, aussi à l’aise avec une trompette qu’un glockenspiel. Un disque crépite et lance le presque enfantin "Disney". Changement de configuration et une surprise touchante au micro. 

Quelques notes prises à la volée ne pourront remplacer une écoute attentive, approfondie pour reconnaître leurs  plus récents morceaux. Même si la salle aurait dû être comble ce soir-là, ils nous ont livré quinze morceaux avec sincérité et goût. Comment ne pas apprécier les revirements d’un disque à l’autre ? On y retrouve autant de phrases choc que de ruptures émotionnelles. Les yeux mi-clos, le chanteur le dira lui-même, et lâche encore plus prise sur la fin. Le point d’orgue du concert reste "You Cannot Cast Out the Demons (You Might As Well Dance)". Tout cela confirme bien leur approche théâtrale en termes d’arrangements et d’attitudes. Pour les fans de la première heure, il ne manquait que la cinquième chanson de leur premier opus : "If This Hat Is Missing I Have Gone Hunting". Certains auront filé à temps pour prendre le dernier tram, ne pouvant profiter du rappel. Des virages serrés sur le trajet du retour, des chansons d’amour en allemand à plein tube. Intemporel et accessible encore pour quelques dates en France. 

 

Merci à Julien d'ALF. 

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