> edito
accueil
> recherche
> mgmt
oracular spectacular
> quelques...
2ème partie : the...
> deus
interview
> edwyn collins
paris, le nouveau...
> throw me the...
moonbeams
> osso exotico...
s/t
> mc homeless
trapped under an ohio...
> tahiti boy...
good children go to...
> vale poher
3 x 2
> barbara carlotti
l'idéal
> grand archives
the grand archives
> vampire weekend
vampire weekend
> phoebe killdeer
interview
> quelques...
1ère partie : alan...
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
GOLDFRAPP
- Seventh Tree
(Mute
/ Virgin)
[site]
- acheter
ce disque
Goldfrapp
– le groupe qui surgit toujours là où
on ne l'attend pas, au risque de produire des surprises
moins agréables. Goldfrapp – trois disques
qu'on ne sait déjà plus dans quel rayon ranger
: le premier, "Felt Mountain" (2000) les faisait
monter droit au classement stratosphérique des albums
éternels et parfaits, dans la lignée de Portishead
ou Cocteau Twins. Mais, alors qu'on flottait encore dans
ses nuages rose-acide en Cinemascope™, sort "Black
Cherry" (2003), réincarnation d'un esprit "eighties-revival"
dans un corps de Terminator 3. Sinistrés, les fans
de la première heure se débrouillent comme
ils peuvent en sniffant çà et là de
vagues traces de la tendresse initiale. Ceux qui venaient
juste de découvrir l'electro-diva Alison Goldfrapp
allaient ainsi l'apprécier pour d'autres raisons
sur le troisième album, le disco-mutant "Supernature"
(2005), avec ses arrangements passés à nouveau
par le laboratoire de Will Gregory, mais qui semblait enterrer
pour de bon la première impression (une illusion
?). Et juste au moment où on s'était résignés
au fait que "Felt Mountain" resterait unique en
son genre, sort ce "Seventh Tree", avec sa vidéo
enfantine pour un premier single déjà addictif
: "A&E". Sceptique, on écoute les autres
morceaux, et on a du mal à le croire : timide, comme
dans un film décoloré, la magie renaît,
et l'entrée - "Clowns" – est pleine
de toute la beauté du monde. Désormais, après
un nouveau changement de trajectoire, le style rappelle
les années 70, son folk et ses guirlandes de fleurs
compris. Si en 2000 l'inspiration cinématographique
renvoyait à Ennio Morricone, maintenant elle se fait
plus discrète, même si la pochette imite une
affiche de film dans les moindres détails –
lettres, éclairage, couleurs. Et "Cologne Cerrone
Houdini" commence comme une Dalida clonée, numérisée
et hybridée avec Amanda Lear. De toute façon,
Alison nous rappelle qu'elle a une voix monstrueusement
belle, digne du panthéon des vraies déesses.
Une voix dont elle se sert avec la même (auto)ironie
pour laquelle on l'admirait dès le début,
sur des paroles qui ressemblent parfois à des roucoulements.
On a ici un album sur lequel je n'arrive pas à trouver
de faille – serait-ce un candidat pour le top 2008
? C'est peut-être mieux qu'après le début
ils n'aient pas continué tout de suite dans la même
veine, le risque de décevoir était trop grand.
Alors que maintenant, après ce qui semble une parenthèse
(l'est-elle?) "Clowns" pourra nous hanter toute
l'année, sinon pour toujours. Ou, selon les paroles
d'un autre morceau : "Some people kill for less"
– il y en a qui seraient capables de tuer pour moins.
Gabriel Marian
A lire également,
sur Goldfrapp :
la chronique de "Supernature"
(2005)
Clowns
Little Bird
Happiness
Road to Somewhere
Eat Yourself
Some People
A&E
Cologne Cerrone Houdini
Caravan Girl
Monster Love
|