Good Shoes - No Hope, No Future

18/03/2010, par Matthieu Chauveau | Albums |
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GOOD SHOES - No Hope, No Future
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GOOD SHOES - No Hope, No FutureEn 2001 sortait l'excellent premier album des Strokes, disque synthétisant tout le meilleur du rock 70's tendance CBGB avec une patte résolument moderne dans l'accroche mélodique très pop. De nombreux groupes se sont ensuite jetés dans la brèche avec, souvent, le premier album comme référence indépassable (et donc indépassée) : Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, Rakes, Bloc Party, Interpol, la liste est longue... Seule exception évidente : The Libertines (le second album surpassant le premier). Alors, que penser du deuxième Good Shoes, groupe londonien dont on aimait assez le premier album ?

Eh bien, à vrai dire, on ne sait pas trop. Ce qu'on y entend n'a rien de révolutionnaire : toujours ce rock nerveux aux riffs de guitare très ciselés. En effet, alors que la décennie naissante voit la plupart des groupes "hype" délaisser leurs guitares vintage 70's au profit de synthés bon marché 80's (de MGMT à Julian Casablancas des... Strokes !), Good Shoes sort un album "à guitares" comme si rien n'avait changé depuis l'ère Libertines : "No Hope, No Future".

Avec un titre pareil, on pourrait s'attendre à un punk-rock nihiliste façon Sex Pistols (en concert, il faut voir Rhys Jones, le chanteur, micro à la main et un peu "out of tune" tel un John Lydon en transe). Heureusement, à l'écoute de l'album, on est rassuré. Certes, on peut être agacé par l'accent cockney un peu forcé dudit Jones (à son paroxysme sur l'usant "I Know") qui n'est pas sans rappeler celui d'un certain Alex Turner... Mais, c'est justement quand le groupe s'éloigne un peu du modèle Arctic Monkeys que sa musique se fait plus intéressante. On préférera donc, par exemple, le titre de clôture "City By The Sea" (presque) digne d'une bonne ballade de Pavement au trop facile "Under Control" (probablement leur futur single).

Si Good Shoes veut se réinventer, qu'il suive donc la voie que semble nous indiquer ce "City By The Sea" pour un hypothétique troisième album. Un indice sur une possible évolution des influences du groupe vers toute une frange de l'indie pop américaine qu'on aime tant ? Sur scène, le batteur arbore fièrement un tee-shirt de Daniel Johnston ! On ne croiserait pas pareille référence chez les Arctic Monkeys...

Matthieu Chauveau

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The Way My Heart Beats
Everything You Do
I Know
Under Control
Do You Remember
Our Loving Mother in a Pink Diamond
Times Change
A Thousand Miles an Hour
Then She Walks By
City by the Sea


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