> edito
accueil
> recherche
> neil halstead
oh! mighty engine
> klima
interview
> broken...
something for all of us
> melodium
my mind is falling to...
> hobotalk
alone again or
> dark captain...
miracle kicker
> the organ
interview de katie...
> oldman
two heads bis bis
> fire zuave
sand fastened
> tha pumpsta
bass black treble white
> milos unplugged
the mountain people...
> austin lace,...
interview
> austin lace,...
concert au centre...
> the kills
interview
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
I LOVE YOU BUT I'VE CHOSEN DARKNESS
Après
une première date française au Festival
de Sédières où ils ont accompagné Echo & The
Bunnymen, les Texans
les plus courus du
moment jouent à guichet
fermé au Nouveau Casino. Entre la balance et le concert,
une interview grandement
arrosée d'eau (Paris, quand la
canicule te tient
!) les révèle aussi sympathiques
et ouverts qu'ils
sont sérieux et efficaces sur scène.
Ce qui ne les empêche pas de mettre quelques pendules à l'heure
sur leurs supposées influences, leur évolution depuis
leurs débuts discographiques jusqu'au récent "Fear
is on Our Side"
ou même le sens de leur nom de scène. Quelques répliques
bien senties de Christian
Goyer (chanteur et
compositeur), Timothy
White (batteur) et
Edward Robert (bassiste).

J'ai
une première question, sans doute stupide mais
inévitable, sur votre nom de groupe auquel on peut donner
plusieurs significations. J'en vois au moins deux différentes,
une plus intime adressée à une personne chère,
une autre adressée à votre public : je t'aime
mais n'essaie pas d'en savoir
trop sur moi. Elles vous conviennent
?
Tim : en fait, nous avons lu
cette phrase gravée sur une tombe.
Chris : ce n'est pas une déclaration publique en tout
cas, mais quelque chose de plus intime, de plus personnel. Il
n'y a pas de sens exact de cette proposition, chacun peut l'interpréter
comme il le veut.
Tim (pince sans rire) : oui,
nous sommes sortis de la lumière par exemple. C'est ambigu.
Mais si tu y vois un sens précis, y a pas de problème,
c'est le bon. Beaucoup
de gens associent votre musique à la musique
anglaise du début des 80's. Quel est votre lien particulier
avec des groupes comme The
Cure, Bauhaus ou Echo and The
Bunnymen ?
Tim (plaisantant) : Bauhaus
ou Bow Wow Wow ? Ben, en fait, nous avons tous une collection
de disques.
Chris : j'aime bien ces groupes,
mais moins cette association,
car nous ne nous concevons
pas comme un hommage à cette
musique.
Ed : je me demande d'ailleurs
comment définir la musique dont tu parles, ou ce qu'il
y a de spécifique dans un tel son. Et je ne pense pas
que nous sonnions vraiment
de la même manière.
Je pense par ailleurs que beaucoup
de groupes ont commencé comme
nous sans qu'on les tracasse
avec cela. Parfois, lire : "voilà les
quatre disques qu'ils possèdent" est un peu pénible.
Chris : nous aimons ces disques,
comme tout le monde, mais leur influence ne participe pas de
quelque chose de conscient pour nous.
Tim : c'est simplement la musique
avec laquelle, toi comme nous, nous avons grandi.
Chris : encore une fois, cela
ne participe pas d'un processus
conscient. Quand j'écris
une chanson, je n'entends pas répliquer une musique appartenant à une ère
du passé. Nous avons des intentions précises,
concernant le côté atmosphérique de notre
musique par exemple, mais nous ne voulons pas sonner rétro.
Nous écrivons des chansons et créons de façon
naturelle en laissant les choses
se produire.
Ed : d'ailleurs, certains disent
que nous sommes un groupe Shoegazing
et évoquent My Bloody
Valentine.
Tim : ou même Can, ce qui est assez fou et très
plaisant à la fois.
Ed : il faut se rappeler aussi
que parmi les groupes que tu évoques, certains étaient
eux-mêmes ramenés à autre chose dans les
80's : Echo and the Bunnymen étaient considérés
comme psychédéliques, comme réactivant
ce genre.
Tim : nous n'aimons pas classifier
les musiques et nous faisons
la musique que nous faisons,
en regrettant parfois que ce genre de classification empêche
les gens d'écouter ce que nous faisons, dans une sorte
de déni.
Chris : nous aimons, par ailleurs,
des musiques qui couvrent un
grand spectre de genres, des
musiciens américains comme
The Jesus Lizard ou Mission
of Burma, toutes sortes de
choses qu'on fait entrer dans
l'indie-rock.
Vous avez aussi des liens avec les groupes texans, que ce soit
Explosions in the Sky ou You'll Know Us by the Trail of Dead.
Chris : oui, ce sont de bons
amis et nous avons enregistré dans les studios de ces
derniers.
Ed : ce sont des groupes qui
viennent tous d'Austin, qui
n'est pas une ville si grande.
Nous nous connaissons tous. Nous jouons ensemble et les uns
sur les
disques des autres. Mais par
ailleurs, on ne peut pas vraiment
parler d'une scène propre à la ville, car tous
les groupes ont un son différent.
Chris : oui, rien à voir avec Seattle ou New-York dans
les 90's.
Ed : il y a tout de même eu un son country-rock propre à Austin
dans les 70's.
Chris : et un son punk-rock à la fin des 80's autour
des Butthole Surfers, mais
ce n'est plus le cas aujourd'hui, où tant de genres musicaux différents sont présents.
[suite]
|