Indian Jewelry - Free Gold

04/09/2008, par Emmanuel Beal | Albums |
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INDIAN JEWELRY - Free Gold
(We Are Free / Differ-Ant)- acheter ce disque

INDIAN JEWELRY - Free GoldEn plus de nous débarrasser des vacances d'été passées dans des îles (quoi de plus laid que de voir sa belle, affublée d'un tuba  nous dire : "T'as vu, c'est merveilleux, y a même des mérous" ?), et des vacances d'hiver passées à la montagne (quoi de plus con que d'entendre son Jules, affublé d'une combinaison jaune fluo nous dire : "Allez, on y va tout schuss, jusqu'au resto d'altitude" ?), le réchauffement climatique devrait avoir quelques conséquences positives, sur le rock. Il y a en effet fort à parier, que dans une logique d'économie d'énergie, le recours à l'électrification et à l'amplification comme unique camouflage à l'absence de chansons, soit sous peu prohibé, et (hélas pour lui) on ne serait pas surpris qu'Indian Jewelry, le groupe de Houston, ne puisse plus alors reproduire l'équivalent de son deuxième album, "Free Gold".
Attention. Soyons clairs. Ces quatorze morceaux donnent un très bon disque de rock psychédélique. On lira à son propos, dans toutes les critiques positives (c'est-à-dire l'immense majorité), les mots de "transe", d' "expérience sonore", ou même de "space rock", ce qui définit le coeur de cible d'un tel opus, comme étant constitué de personnes aimant se sentir comme des rats de laboratoire, largués sous peyotl, dans un labyrinthe géant à la périphérie de Cassiopée (si vous vous sentez concernés, veuillez rentrer en analyse avant toute intervention sur le forum de POPnews). On peut également prédire que les chroniques des probables concerts en France du quintette texan contiendront les termes de "trip", de "maelström", et de "stroboscopie hallucinogène", ce qui veut dire respectivement : que la salle était dépourvu de climatisation, que le son pourri ne permettait pas de distinguer les instruments, et que si vous avez un pote étudiant en médecine, vous devriez lui conseiller de faire ophtalmo.
Un grand disque de rock psychédélique, donc. Mais on avoue que globalement, sans s'être tout le temps ennuyé, on est resté largement circonspect devant tant de guitares grinçantes (pourquoi devrait-on accepter d'une guitare ce qu'on refuse à une porte de toilettes ?), et de paroles autobiographiques franchement pas passionnantes : "I fell asleep on the carpet/I awoke to the furniture changed" (pourquoi devrait-on accepter de cavaliers portant un costume mi-Pancho Villa, mi-mollah Omar - voyez la photo du livret -, ce qu'on refuse à Valérie Damidot ?). Bref, on passe notre tour et on préférera écouter dans le genre le dernier Black Angel, plus percutant et novateur.

Emmanuel Beal

Swans
Temporary Famine Ship
Seasonal Economy
Pompeii
Walking on the Water
Too Much Honky Tonking
Nonetheless
Bird Is Broke (Won't Sing)
Syllabic Viaagra
Everyday
Hello! Africa
Werner's Subtle Bodies
Overdrive
Seventh Heaven

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