J.D. Salinger en chansons

29/01/2010, par Julian Flacelière | Autre chose |
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J.D. Salinger s'est éteint hier à l'âge de 91 ans. Je ne suis pas bouleversé, moins triste encore, puisqu'à mes yeux le génial reclus était déjà mort depuis longtemps, les mystères de l'homme, je dois l'avouer, m'intéressant au moins autant que ceux de Pynchon, c'est-à-dire fort peu. De mystère, pour qui sait lire, il n'y en a pas. J'entends ce petit con d'Holden Caulfield émettre son petit rire de canaille, ne parvenant pas à choisir entre ironie et cynisme, et dire qu'il a envie de vomir tellement cette mascarade est bidon. Je me rappellerai toujours, cependant, cette nuit de juillet 2004, où, venant juste d'avoir mon baccalauréat, je découvris la prose de cet auteur qui n'était certes pas un grand romancier, comme peuvent l'être Conrad, Melville ou Dostoïevski, mais probablement un de ceux qui a le mieux saisi la rupture entre la jeunesse et l'ancienne garde, dont la tension éclatera au grand jour plus d'une décennie après la parution de "Catcher in the Rye". Qui, de plus, peut se targuer d'avoir si bien compris à quel point on peut être injuste, impuissant et amusant à seize ans ? Selon moi, très peu de gens. Cette nuit-là, donc, je venais de lire d'une traite "Fahrenheit 451". J'étais épuisé, avais besoin d'un petit remontant. Je n'avais pas lu dix lignes que déjà j'ai su que j'avais enfin trouvé le livre que je cherchais depuis si longtemps, une bouffée d'air pur dans l'atmosphère viciée et étroite d'une famille protestante de province. Je le lus en quelques heures, le relis encore, le fis lire à mes amis, à mes petites-amies, à ma mère, à n'importe qui. Petite rétrospective de chansons dont le texte fait plus ou moins explicitement référence au magnifique roman de l'écrivain américain.















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