Jay-Jay Johanson - Rush

29/09/2005, par Luc Taramini | Albums |
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JAY-JAY JOHANSON - Rush
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JAY-JAY JOHANSON - RushVoici que Labels publie le cinquième album studio du crooner suédois à la blondeur mélancolique. "Rush", le bien nommé, contraste durement avec l'impression de calme apparent qui règne sur la pochette du disque, où l'on voit Jay-Jay contempler le parc du Butterfly Museum de Stockholm. Prolongeant le sillon creusé par "Antenna" en 2002, "Rush" déploie ses boucles électro sur des mélodies fluides qui montrent la direction du dance-floor voisin. Au premier abord, ce disque déroute par sa légèreté, son accessibilité même et, quelque part, aussi par le côté aseptisé de ce son French Touch immédiatement reconnaissable. C'est que Jay-Jay en mettant de l'électro dans son bain scandinave s'offre une cure de jouvence inespérée et renoue avec les fondamentaux : une basse virevoltante et des beats bondissants qui donnent envie de se déhancher. Le nouveau cru ne se prend pas la tête et montre un artiste décomplexé, d'humeur festive, régénéré en quelque sorte. Exit les BO pour cinéphiles insomniaques, exit le fantôme de Chet Baker et les monstres hitchcockiens de "Poison"… place à ses nouveaux amis : Daft Punk, Air et leurs synthés eigthies qui colorent l'album d'un charme rétro pas si futile que cela. Conçu pour partie en Suède par le fidèle Magnus Frykberg, déjà auteur des trois premiers albums du Suédois, "Rush" regorge de parties dansantes réalisées à Paris sous la houlette inspirée de Jean-Pierre Ensuque (alias Analog Boy). Il n'y a qu'à écouter "Teachers", ou "Because of You" pour se laisser gagner par la hype et découvrir avec plaisir que la voix haut perchée de Jay-Jay peut faire des miracles sur des tempos enlevés, allant même tutoyer les frères Gibbs sur leur terrain de prédilection.
Même si certains titres rappellent les ambiances aigre-douce du passé et ce côté perdant magnifique ("Rush", "100.000 Years", "I.O.U My Love"), ce disque, avant tout charnel et organique, se veut un excellent remède à la neurasthénie. Avec "Rush", la mutation du dandy cool, imprégné de jazz et de trip hop, en DJ est achevée. Nous voilà donc réconciliés.

Luc

Rush
The Last of The Boys To Know
Teachers
Mirror Man
100. 000 Years
Forbidden Words
Because Of You
Another Nite Another Love
Rock It
I.O.U My Love

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