Jocari - In The Healing Hands Of Time

07/03/2008, par Judicaël Dacosta | Albums |
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JOCARI - In The Healing Hands Of Time
(Les Disques Normal / COD&S) [site]

JOCARI - In The Healing Hands Of TimeSon premier album, "Intimacy Ruins" est sorti en 2006. Et il avait mis tout le monde d'accord. On le comparait déjà aux meilleurs songwriters américains. Sur ce nouvel effort, on comprend que tout était justifié. Les mélodies se fondent aux rythmes et sursautent à peine, comme prises par une force invisible. La pesanteur s'abat sur elles, les plaque au sol et les roule dans la terre. Seule une discrète boîte à rythme antique vient souffler la poussière qui les recouvre alors. On entre dans un pays différent de tout ce qu'on a connu jusqu'à présent. Les chœurs battent la campagne et la voix de Fabien règne en maîtresse. "Inflammable" donne le ton et on y respire agréablement, la guitare laissant un peu de silence à chaque temps de la partition. Une note de clavier vient ensuite donner le départ de "The Lost Waltz", comme pour indiquer à l'auditeur qu'il change de piste. Précaution nécessaire, tellement le disque est homogène, et empli d'une lumière palpable. Et c'est là toute sa qualité, celle de ne pas sombrer dans un dark folk imperméable. Un titre comme "The Fall-Guy" rappelle même des sonorités du "Talky Walky" de Air, "Alone In Kyoto" en tête, l'ère du numérique en moins. Sur chaque morceau, on se laisse entraîner par une douce brise, qui évolue vers une fin annoncée, mais toujours longue à se dessiner, prenant le temps d'emporter avec elle, à la force des harmonies, quelques instruments sur son passage, quelques clappements de mains et résonances électriques. Il y a donc en France un monde parallèle, un monde qui rassemble la quintessence de l'héritage américain. Celui des cow-boys, des grands espaces et des songwriters inspirés. Cela tombe bien, je n'avais pas encore arrêté ma destination pour mes prochaines vacances. A ma grande surprise, ce sera l'Allier. "Beachwood, Isle of Ré", j'y ai déjà bronzé.

Judicaël Dacosta

A lire également, sur Jocari :
la chronique de "Intimacy Ruins" (2006)
Inflammable
The Lost Waltz
The Fall-Guy
Beachwood, Isle of Ré
In My Dark Room
The Last Dram


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