Kings of Convenience - Riot on an Empty Street

album de la semaine du 21/07/2004, par Stéphane Buron | Albums |
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KINGS OF CONVENIENCE - Riot on an Empty Street
(Virgin) [site]

KINGS OF CONVENIENCE - Riot on an Empty Street"Oxymore : n.m. rapprochement de deux mots qui semblent contradictoires (ex : Quiet is the new loud, Riot on an empry street)". Dans quelques années, quand les Kings of Convenience seront aussi légendaires que Simon & Garfunkel, ce sera peut-être cette définition de la figure de rhétorique si appréciée par les deux Norvégiens qu'on lira dans le Petit Robert. En attendant, il faut se contenter d'une pop calme et parfaitement cohérente qui ne souffre, elle, d'aucune contradiction : ce n'est pas parce que Erlend Øye s'est récemment amusé à composer des morceaux carrément dance que les Kings of Convenience ont quitté leur canapé marron et la moquette moelleuse de leur appart de Bergen pour un dance-floor en plastique qui sent la bière et la sueur.

Leur nouvel album ne déroutera personne. Ici, c'est la même ambiance qu'on retrouve, l'ambiance cosy, acoustique et feutrée qui nous avait conquis sur "Quiet Is The New Loud". Le talent de ces singers-songwriters n'est plus à démontrer, qu'il s'agisse de la composition, des mélodies, des arrangements toujours discrets, ou des paroles. On est facilement submergé par cette mélancolie scandinave dont, très vite, on se sent si proche. On apprécie les guitares acoustiques épaulées par un piano, un violon, une contrebasse voire de légers cuivres, on s'amuse à des paroles pleines de bon sens ("I'd rather dance with you than talk with you") ou proches de nos petites vies ("Homesick because I no longer know where my home is"), on est agréablement surpris par les efforts de l'invitée, Feist, qui pousse la chansonnette sur deux morceaux…

Et pourtant… Pourtant, l'enthousiasme qu'on avait si facilement éprouvé en découvrant le précédent album ne se renouvelle pas. Peut-être, justement, parce que "Riot On An Empty Street" est (trop) proche du précédent, ou parce qu'aucune chanson ne se détache du lot pour en faire un hypothétique hit. Il manque ici un "Toxic Girl", une touche de différence et d'excellence qui aurait tiré "Riot On An Empty Street" vers le haut. Malgré tout, les Kings of Convenience restent un des groupes de pop acoustique les plus attachants et, finalement, on ne peut s'empêcher de faire siennes les paroles d'ouverture du disque : "I can't stop listening to the sound of two soft voices blended in perfection".

stéphane

Homesick
Misread
Cayman Islands
Stay Out Of Trouble
Know How
Sorry Or Please
Love Is No Big Truth
I'd Rather Dance With You
Live Long
Surprise Ice
Gold In The Air Of Summer
The Build Up

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