La chasse aux trésors est ouverte

17/04/2010, par | Autre chose |
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Recommandé par une amie Facebook aux goûts sûrs, le numéro de mai de "Uncut" affiche, comme souvent, un sommaire à peu près irréprochable. Trois pages de nécro d'Alex Chilton, une de Mark Linkous, une interview de Frank Black (aka Black Francis), une page sur le génie pop méconnu Emitt Rhodes, et puis The National, Iggy & The Stooges, une discographie commentée de Bill Callahan/Smog... Mais la meilleure raison de l'acheter est peut-être le dossier sur les "50 greatest lost albums", des disques qui, à l'heure où le magazine mettait sous presse, n'étaient plus édités. Certes, il y en a certains pour lesquels je n'irai pas écumer les sites d'enchères : "Tin Machine II", une compilation de poètes de Liverpool, ou des BO signées Clapton, Zappa ou Jimmy Page... Il y en a que j'ai déjà, comme le deuxième album des oubliés Lotion, bon groupe d'indie-rock new-yorkais des nineties. "Nobody's Cool" est surtout remarquable pour ses notes de pochette signées... Thomas Pynchon. J'avais interviewé les membres du groupe à l'époque, et ils m'avaient assuré que le Grand Invisible des Lettres Américaines était venu les voir en studio. N'ayant pas le numéro de téléphone de l'écrivain, je n'ai jamais pu vérifier l'info. Bien content aussi d'avoir acheté d'occasion en vinyle l'unique album de Rainy Day (reprises de morceaux 60's par une sorte de supergroupe du Paisley Underground, sous la direction de David Roback), il y a une quinzaine d'années. J'avais dû le payer 20 francs à l'époque ; l'année dernière, je l'ai vu à 20 euros chez un disquaire berlinois. Quant au sublime premier album de Paul Quinn, "The Phantom & the Archetypes", je ne le revendrai jamais, même au plus offrant... Enfin, il y a ceux que j'aimerais bien avoir : "The Man", un album de Bill Drummond enregistré en 86 avec des membres des Triffids ; le deuxième album du Pop Group (le premier se trouve pour pas cher) ; "California" d'American Music Club (mais il devrait être réédité avant la fin de l'année) ; "From Gardens..." de Virginia Astley, etc. Quant à "Starsailor" et "Blue Afteroon" de Tim Buckley, ils pourraient reparaître l'année prochaine. Mais bizarrement, selon "Uncut", on peut les télécharger pour pas grand-chose sur iTunes... Et sinon, qui est le n°1, vous demandez-vous ? "Time Fades Away" de Neil Young, un live de 1973 composé de morceaux inédits, dont Allan Jones retrace brillamment l'histoire. Sans doute pas son meilleur album, mais un document fascinant sur la tournée qui suivit le carton de "Harvest", où le Loner fit tout pour saboter ce succès massif (“Heart of Gold put me in the middle of the road. Traveling there soon became a bore so I headed for the ditch”). Malheureusement, son auteur considérant qu'il s'agit carrément de son pire album (bon, il a peut-être dit ça avant les années 80...), il n'est pas près d'être réédité. Enfin, en quelques clics, vous devriez trouver facilement des MP3 repiqués du vinyle à télécharger. Heureusement qu'internet est là pour pallier la mauvaise volonté des maisons de disques et/ou des artistes...

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