La demeure de Bowie est hantée (pas sa musique...)

27/02/2013, par Christophe Despaux | Clips |
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Bon, David Bowie est vivant et bien portant, c'est sympathique. Il fait même - encore - de la musique, et des clips signés par des grands noms de l'art-vidéo (Tony Oursler, le précédent) ou du music-business (Floria Sigismondi, le tout nouveau). Ce qui n'empêche "The Stars (Are Out Tonight)" d'être d'une très grande faiblesse. Papy rangé, M. Bowie et Madame (Tilda Swinton) sont dérangés dans leur demeure bourgeoise par un couple de rockers androgynes entre fantômes glam d'un passé révolu (?) et esprits lynchiens (les deux vieillards miniatures - et Tod-Browningiens - de "Mulholland Drive"). Symboles maousse-costauds (maison = rock, jeunes rockers = nouvelle vague de clones, futur = passé), Sigismondi essaie de nous faire avaler que les stars, même décaties, sont éternelles. D'où les renvois aux glorieux faits d'armes (les Prédateurs, Ziggy, ce qu'on veut) et le fait qu'évidemment délogées, Bowie et sa part femelle hanteront, à leur tour, les fraîches et tendres incarnations du présent dans une ambiance Losey passée à l'essoreuse Lynch. On aimerait bien dire oui à tout ça, s'extasier devant la structure osseuse d'un David B. tout à fait pimpant, mais "The Stars (Are Out Tonight)" est, musicalement d'une telle balourdise, que cette réflexion fantasmatique sur la transmission des gênes rock tombe complètement à plat.

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