Lambchop - Interview

31/03/2004, par Jan Fiévé | Interviews |
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Même si tu es le principal (voire l'unique) compositeur du groupe, tu as l'habitude de t'entourer d'autres musiciens pour réaliser tes disques. Y a-t-il une volonté de te cacher derrière un collectif ? Pourquoi pas un disque minimaliste du genre "Kurt Wagner et sa guitare", comme c'est le cas sur le dernier Howe Gelb auquel tu as collaboré ?

Jouer en groupe est pour moi un véritable plaisir. Je ne conçois pas une seule seconde de faire de la musique seul. A mes yeux, l'échange, la communion, toutes ces notions qui n'existent qu'en groupe, sont primordiales. La musique n'a d'intérêt que si elle se fait de manière collective, enrichie par l'apport de chacun. Je suis certes à l'origine de la plupart des compositions du groupe, mais la notion d'album solo m'est définitivement étrangère. Je suis totalement épanoui au sein de ce collectif à géométrie variable qu'est Lambchop.

Il se pose actuellement en France et en Europe pas mal de questions sur l'avenir de l'industrie musicale, en perte de vitesse depuis plusieurs années, et le statut de l'artiste. Ce genre de problème se pose t-il aussi chez vous ?
Bien entendu, on retrouve un peu partout les mêmes problématiques. On nous parle de piratage, de téléchargement illégal, etc. Je crois surtout qu'il est totalement vain de vouloir contrôler la musique. Par définition, les arts sont libres et doivent pouvoir circuler librement, être échangés, etc. Ceux qui aujourd'hui considèrent les gens qui téléchargent de la musique sur internet comme des pirates sont des hypocrites qui ont peur pour leurs propres intérêts. La musique n'a rien à gagner en se soumettant à cette logique sécuritaire qui considèrent les internautes comme des pilleurs.

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