> edito
accueil
> recherche
> good shoes
no hope, no future
> josh rouse
el turista
> e-grand
s/t
> chapelier fou
interview
> yeasayer
odd blood
> double u
pineapple dream
> the tiny
gravity & grace
> babybird
ex-maniac
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
LAWRENCE
[page précédente]
Qu'as-tu
fait entre les deux albums de Go-Kart Mozart, qui se sont
succédé à six ans d'intervalle ?
Tant que ça ! Non ? Je n'en avais pas conscience. Je suis resté au
lit chez moi. A l'intérieur pendant longtemps. Quand on a été largué par
EMI, tout s'est mal passé. Pendant longtemps, je n'ai rien fait et je
suis resté à attendre. J'avais tellement fait pour Felt, puis
pour Denim, que cela m'avait épuisé. J'ai dû faire un long
break. De plus, Go-Kart Mozart n'avait pas de musiciens réguliers. Bon,
maintenant, je pense que nous allons bosser, sortir des disques plus régulièrement.
Ce temps de latence a été beaucoup trop long. Je souhaite que
nous fassions maintenant des albums et des tournées plus régulièrement.
Denim n'était pas un groupe de tournée, c'était plutôt
un projet studio. Avec Go-Kart Mozart, nous allons former un vrai groupe, entrer
dans les charts en Angleterre, trouver le succès, passer à la
télé, comme n'importe quel groupe normal. Je ne veux plus d'un
groupe underground. Je ne veux pas être dans un groupe dont le roadie
se défénestre à quatre heures du matin, je veux être
dans un groupe normal.
Tu
penses que le public est davantage prêt pour ta musique
aujourd'hui ?
Pour le moment, nous sommes encore dans un style très underground. Mais
il faut que nous jouions plus, que notre musique soit plus diffusée
et elle trouvera son public, car nous sommes un bon groupe pop. Ce sont encore
des gens qui connaissaient Felt et Denim qui s'intéressent à nous,
mais nous ne jouons pas de vieilles chansons, jamais.
Dans quelques mois, nous toucherons un nouveau public et serons considérés
enfin comme un nouveau groupe. Et nos vieux fans seront au fond du public,
et les nouveaux au milieu et devant.
J'avais
cru comprendre que tu envisageais d'enregistrer un jour
une version live de certains morceaux de Felt ?
Non, je n'ai jamais dit ça. Quand j'aurai soixante-cinq ans, que j'aurai
une carrière comme celle de Kris Kristofferson, je reviendrai peut-être
aux vieilles chansons pour les jouer. Mais pas encore, je suis toujours jeune.
J'ai trop de nouvelles chansons, il n'y a pas d'espace pour les anciennes.
Je pense avoir de quoi faire trois nouveaux albums, je n'ai pas le temps de
regarder vers le passé.
De
quoi faire trois albums ?
Une des raisons pour lesquelles j'ai arrêté pendant tant d'années
est que j'avais vraiment déjà beaucoup de chansons prêtes,
de quoi faire trois albums donc, et que je ne trouvais personne pour les sortir.
Après Denim, j'avais déjà tant de chansons et de B-sides
et je ne savais pas ce que je ferais ensuite. Déjà, là,
je pouvais me dire que je pouvais prendre un break, tellement j'avais de matière.
Ensuite, il fallait attendre d'avoir de nouvelles chansons.
Quelles
sont tes relations avec les labels aujourd'hui ?
Elles sont inexistantes. Les maisons de disques ne savent pas encore que nous
existons. Nous allons encore sortir un album cet été, en juin
je pense, sur West Midland Records, qui est mon propre petit label, et il sera
distribué par Cherry Red. Mais nous n'avons pas de contrat. Après
la sortie du disque, nous essaierons de trouver à nous placer sur une
major. J'aimerais signer chez Domino, j'aime leur catalogue, mais je ne pense
pas qu'il nous aime, en revanche. J'aimerais signer chez des gens sérieux,
qui sont prêts à tenter leur chance. Je n'ai pas envie d'être
sur un label indie qui sortira deux mille copies. Je veux entrer dans les charts,
passer à la télé, être riche et célèbre,
vivre en Champagne et de champagne.

Comment
sera le prochain album ?
Ce sera l'album le plus poppy que tu aies jamais entendu. Tes premiers mots
seront : "I don't believe it " ! Ce sera vraiment commercial et catchy,
avec certaines des meilleures chansons que j'ai écrites. Mes meilleures
pop songs. Ces chansons doivent être bien produites et mixées,
ce qui n'était pas toujours le cas sur les deux premiers albums de Go-Kart
Mozart, qui étaient assez expérimentaux, un peu comme si nous
enregistrions les B-sides de Denim. Les morceaux pouvaient alors rester assez
bruts et ne demandaient pas une qualité d'enregistrement exemplaire.
Tout sera différent par la suite.
Et
les paroles ?
Elles restent dans mon style, avec un double sens, de l'ironie, du comique
et du tragique, de la romance. Faire cet album, c'est comme diriger un film.
Tu
as l'habitude de changer presque du tout au tout, d'un projet à l'autre,
et dans une moindre mesure d'un disque à l'autre.
Est-ce que cela te semble nécessaire ?
Oui, je crois que les gens qui écoutent de la musique et achètent
des disques le méritent. Je veux représenter quelque chose d'intéressant
et de surprenant pour les gens qui nous écoutent, donner envie de suivre
ma carrière comme une suite de rebondissements.
La
difficulté, c'est alors de maintenir le public ou
d'en trouver un nouveau avec chaque projet différent...
C'est difficile mais c'est ainsi que cela doit être. C'est ainsi que
je ressens les choses et je ne me pose pas de question.
Dans
une interview, tu disais que tu aspirais à la fois à l'ascétisme
monacal et à la beauté superficielle. C'est
vraiment compatible ?
Je ne sais pas, ça sonne très bien en tout cas ; ça suffit à faire
passer une bonne journée. Bonne citation, vraiment.
A
la différence de toi, certains chanteurs qui ont émergé dans
les années 80 suivent des parcours un peu plus balisés,
je pense à Morrissey qui semble chercher, de disque
en disque, à approfondir la même source d'inspiration.
Détrompe-toi. Je pense que sa carrière est plus risquée
qu'elle n'en a l'air. Beaucoup de ses chansons sont des hits sans même
nécessairement passer sur les grandes radios.
Tu
t'imagines travailler pour une pop-star, à l'image
de Stephen Duffy pour Robbie Williams ?
Oui, absolument. C'est ce que je veux. J'espère que ce n'est pas la
seule voie, cependant. Mais bon, je me verrais bien faire équipe avec
quelqu'un qui est déjà riche et célèbre. J'écrirais
juste les chansons, ou j'aiderais à faire un album. Je ferais ça
pour l'argent, sans aucun problème. Mais j'imagine que ce n'est pas
le genre de chose qui se planifie vraiment et je ne vois pas avec qui je pourrais
travailler. Si cela arrivait, ce serait fantastique. J'adorerais.
Tu
pourrais chanter pour d'autres musiciens ?
Non, ça, je ne peux vraiment pas. Je ne chante que pour mon groupe.
Beaucoup de gens m'ont déjà demandé, mais sans succès.
Je ne le ferai jamais. Je n'aime pas ça.
Propos
recueillis par David Larre, également responsable involontaire
des photos.
Introduction par Vincent
Arquillière.
Merci à toute l'équipe de Magic! et à Faustine
en particulier.
|