Leopold Skin - Leopold Skin And The Blue House Dandelions

08/06/2009, par Luc Taramini | Albums |
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LEOPOLD SKIN - Leopold Skin And The Blue House Dandelions
(Kütu Folk Records / Discograph) [site] - acheter ce disque

LEOPOLD SKIN - Leopold Skin And The Blue House DandelionsQuand on vénère autant les songwriters nord américains, qu'on gratte soi-même la guitare et qu'on commence à écrire des chansons, quoi de plus logique que l'exil en terre promise pour affirmer ses ambitions ? Le jeune barde Leopold Skin a fait son voyage initiatique au Canada comme on le faisait en Italie à la Renaissance. Un périple formateur dont il est revenu fortifié, avec une poignée de chansons bucoliques dans sa besace et une certitude, celle de vouloir sortir des disques. Pas à tout prix bien sûr. En artisan sincère et passionné et au sein d'une famille protectrice si possible, Kütu Folks Records à Clermont-Ferrand. Pas facile pour autant de briller dans le bourbier folk actuel où beaucoup pataugent, mais pour Leopold Skin, les atouts sont là, indéniables : une voix douce de Peter Pan pas complètement sorti de l'enfance mais déjà sûr de ses choix, un regard tendre et mélancolique sur les choses et surtout des mélodies impeccables. En apparence fragiles sur leur canevas de guitare et d'harmonica, presque anodines, elles déploient un lyrisme vibrant qui monte crescendo. A l'image de ce "Wild Flowers", complainte qui se dégage progressivement de sa gangue psychédélique pour s'élever altière dans les airs, ou encore de cette perte d'illusion touchante qu'est "The Voice of Reason". Et pour autant, point d'apitoiement sur ce disque mais plutôt le plaisir de donner de la chair à un folk choral à coups de sitar, banjo et violoncelle ("Last Night", "Flowers and Trees"), claviers flâneurs et chœurs enjoués ("Walk & Talk", "Still Yellow"). On s'y promène alors gaiement, entre soleil et averses, soufflant sur des fleurs de pissenlits imaginaires. Tant pis si l'inspiration s'étiole un peu à la fin (à partir de "Building Shelters" qui marque une rupture de ton, peut-être aussi une future orientation musicale ?) voici un disque équilibré, âpre sous le velours, ciselé mais sans manière, qui prend soin de toujours tenir ses modèles à distance pour explorer sa voie intérieure.

Luc Taramini

Last Night
Flowers & Trees
The Colour of The Past
The Voice of Reasons
Still Yellow
Wild Flowers
Walk & Talk
Sooner or Later
Building Shelters
Turkish Bath
Coming Back Home


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