Les Eurockéennes de Belfort, 25 ème édition (4 au 7 juillet 2013)

26/07/2013, par Judicaël Dacosta et Camille Grumellon | Festivals |
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Airbourne et Skip The Use. (J.D.)

Juste le temps de trouver un point de ralliement, d’observer l’emplacement des stands de restauration et des bars et je prends la direction de la grande scène. Il est 19h, et il n’est pas bien difficile de connaître le nom du groupe qui joue au loin, le chemin étant parsemé d’indices, imprimés sur des t-shirt d’AC/DC, Def Leppard ou Motörhead. 

Je dois bien avouer que ma période AC/DC est bien loin et que je n’ai jamais été très porté sur le hard-rock, cela dit, je passe un agréable moment à regarder Joël O’Keeffe arpenter la scène avec une énergie fabuleuse, portant haut le nom d'Airbourne, parfaite relève hard/rock australienne. Il faut dire que le turbulent leader du groupe a plus d'un tour dans son sac pour se mettre une foule dans la poche, notamment en se cassant des canettes de bière sur la tête, provoquant la liesse du public.

Il est 21h quand Skip The Use monte sur la grande scène, déclenchant une belle ovation. Et le groupe Lillois ne tarde pas à se mettre en jambes avec "People In The Shadow", sur laquelle le public reprend déjà le refrain avec Mat Bastard, très en forme, qui sera, comme à son habitude, tout à la fois chanteur et chauffeur de salle. On aura l'occasion de vérifier durant leur concert qu'une bonne partie du public ne connaît que le tube "Ghost", qui mettra totalement le feu dans la fosse. Mat, apparemment enthousiasmé par le concert d'Airbourne, leur rendra hommage et le groupe terminera l'un de ses morceaux à leur manière. En rappel, on aura droit à "Smells Like Teen Spirit" et "Song 2", morceau qu'ils avaient déjà repris pour leur EP "Sound From The Shadow" en 2011, et qui tombe à pic, donnant un avant-goût de Blur aux nombreux festivaliers venus pour le groupe anglais.

Scène de la plage 

Lilly Wood & The Prick, Woodkid, The Smashing Pumpkins et Gesaffelstein. (C.G.)

Bénévolat oblige, je n'ai pas pu voir beaucoup de concerts le vendredi. Les premiers étaient Lilly Wood and the Prick. Une vraie performance où les déjà très bons morceaux des albums sont adaptés pour coller plus à l'énergie du live. Mention spéciale pour le tonus de la chanteuse! Le suivant sur scène était le très attendu Woodkid. Je connais déjà le live mais je suis tout de même ravie d'avoir l'occasion de le revoir. Que l'on aime ou pas l'album, le constat est le même, le set est puissant et esthétique. Je me laisse donc emporter encore une fois à travers l'univers du musicien, visiblement très ému de l'accueil des festivaliers.

Une fois le concert fini, la plupart des spectateurs se sont dirigés vers la grande scène pour jeter un œil aux Smashing Pumpkins. Je ne connaissais que très peu leur musique et j'y suis donc allée par curiosité avant tout. Je reconnais sans peine la qualité musicale du groupe, mais je n'ai pourtant pas réussi à entrer dans le concert. Peut être à cause d'un léger manque de communication de leur part ? Cette courte journée fut conclue par Gesaffelstein. Le public se pressait en masse devant la scène et on comprend pourquoi. Habituellement très peu touchée par la musique électronique, j'ai eu du mal à ne pas taper du pied au son du DJ. Et même si on me chuchote à l'oreille qu'il joue son album sans fantaisie, je joue de mon ignorance sur le sujet et je profite  !

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