Les Femmes s'en mêlent - édition 2009 (Frida Hyvönen, St. Vincent, Juana Molina, Clare and the Reasons, Battant, Micachu, Wildbirds and Peacedrums, ...)

06/05/2009, par , Marie Gallic, Catherine Guesde et Luc Taramini | Festivals |
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Those Dancing Days

En retard, on rate Blue Roses (alias Laura Groves, une jeune chanteuse folk britannique), venu pallier la défection de la tête d'affiche Jenny Wilson, et on arrive pour les trois derniers morceaux des chipies suédoises de Those Dancing Days. C'est suffisant pour se faire une idée du phénomène : cinq craquettes de la banlieue de Stockholm, ayant tout juste terminé le lycée, et n'ayant sans doute pas une très longue pratique instrumentale. Elles compensent leurs lacunes par un enthousiasme juvénile, une belle énergie, et un sens mélodique typiquement scandinave. Entre girl groups et new wave (Blondie, Patti Smith, Costello, Slits, voire Girls At Our Best! ou Martha & the Muffins...), leur musique n'est pas d'une immense originalité, mais s'avère tout à fait rafraîchissante. De toute façon, si ça ne marche pas, elles pourront toujours se reconvertir dans le cinéma ou le mannequinat.

Eleni Mandell

Eleni Mandell doit avoir à peu près le double de leur âge, et une dizaine d'années de carrière derrière elle. Faute d'une distribution régulière de ses albums chez nous, elle reste peu connue en France et le public est ce soir-là pour le moins clairsemé. Dommage, car cette artiste de Los Angeles possède un joli talent pour écrire des chansons accrocheuses, dans une veine classique mais sans excès d'académisme. Elle fait en outre des efforts pour parler en français au public, et s'en sort bien. Ayant gardé le souvenir – un peu lointain – de morceaux plutôt country-pop, je suis surpris par le début du concert, franchement rock, aux guitares cinglantes. Pas étonnant, au fond, quand on sait que c'est le mythique et furieux groupe angeleno X qui a donné à Eleni l'envie de faire de la musique (leur ancien batteur a d'ailleurs joué avec elle, mais j'ignore si c'était lui derrière les fûts). Ça se calme un peu par la suite, et les ballades mettent en valeur la beauté de sa voix et la finesse de ses accompagnateurs (un guitariste, un bassiste, un batteur, donc). Un concert peut-être pas inoubliable, mais indéniablement chaleureux et d'une grande qualité musicale.

Vincent Arquillière


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