Les Woodentops sortent du bois, toujours verts

22/09/2006, par | Concerts |
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Mardi dernier, en remontant la rue de Bagnolet jusqu'à la Flèche d?Or, on se demandait quel groupe important des années 80 ne s'était pas encore reformé, à part les Smiths (trop fâchés ?), les Teardrop Explodes (trop ingérables ?), The Sound (trop morts ?) et les Stone Roses (au moins autant un groupe des années 90, en fait). On en oublie sans doute, mais le retour des vieilles gloires de cette décennie a été une tendance lourde ces derniers temps. Lundi et mardi derniers, c'était au tour des mythiques Woodentops de se rappeler à notre bon, quoique lointain, souvenir. Deux concerts, lundi 18 et mardi 19, le premier ayant apparemment attiré plus de spectateurs, peut-être à cause de la présence des très hype Poni Hoax en première partie. Nous y étions donc pour notre part le mardi, où deux groupes servaient les hors-d?½uvre. Nous n'avons pas vu le premier, et le second, Botanica, de New York, ne nous a pas déplu, dans un style rock-cabaret rappelant un peu les mésestimés Gallon Drunk. Il est bien 23 h 30 quand les Woodentops montent sur scène, devant une salle qui s'est progressivement remplie, notamment de quadras nostalgiques (l?ami Ignatus, Emmanuel Tellier?). Evidemment, ils n'ont plus 20 ans, mais le groupe semble assez peu marqué par les années. Le chanteur Rolo McGinty est fringant dans un polo vert gazon bientôt trempé de sueur. Le petit homme n'a rien perdu de son charisme, de sa hargne et de son sourire. Ils démarrent sur un "Love Train" qui nous ramène brutalement vingt ans en arrière. Le son est boueux (ça ne s'arrangera pas trop par la suite?), le rythme moins frénétique qu'à l'époque, mais on sent qu'ils y croient, qu'ils sont contents de jouer de nouveau ensemble, qu'ils ne sont pas simplement venus relever les compteurs. Les morceaux qui suivent (essentiellement les premiers singles et des extraits de l'album "Giant") prouvent que la musique des Woodentops n'a pas pris une ride, sans doute parce qu'elle n'était pas tellement typique de son époque, avec ce "poum-tchak-poum-tchak" hypnotique des percussions et de la guitare sèche. Pour cause de métro, on quittera la salle au bout d'une heure de concert, juste après un "Well Well Well" à rallonge, loin des versions de 2 minutes 15 qu'ils livraient en 84-85, mais tout aussi intense. Des retrouvailles de cette classe, on en veut bien tous les jours.

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