POPnews POPnews
POPnews août 2003 - interview

> edito
accueil
> recherche

> the kills
interview
> fujiya & miyagi
lightbulbs
> frightened...
the midnight organ fight
> mr oizo
lambs anger
> vic...
dark developments
> cranes
interview
> ...
interview de...
> richard swift
richard swift as onasis
> the herd
summerland
> kings of leon
only by the night
> orouni
track by track
> timesbold
ill seen ill sung
> hobotalk
homesick for nowhere
> go go charlton
beaucoup schlager

> newsletter



> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
>
POPmusic
sélection de mp3
>
POPvideo
les émissions
>
POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list

> fils RSS



RSS Forum
RSS MP3
RSS blog
RSS Podcast

> pub

maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous : myspace
last.fm
twitter
facebook

LLOYD COLE

[page précédente]

Lloyd Cole
Où habites-tu aujourd'hui ?
A deux heures au nord de New York. C'est mieux pour mes enfants, et pour mon chat. Il y a beaucoup d'espace, et il peut tuer autant de geais qu'il veut. Mais ma femme et moi regrettons New York. En même temps, ce ne serait plus possible pour nous de vivre là-bas : c'est trop cher, et par conséquent nous serions constamment obligés de faire des choix économiques. Mon dernier disque, je n'aurais pas pu le faire en étant à New York. J'ai passé un an dessus en tout, grâce à l'argent gagné l'année précédente : à New York, c'aurait été impossible. Ma femme et moi aimerions quand même bien y retourner dans une quinzaine d'années, quand nos enfants auront grandi.

Tu suis un peu les nouveaux groupes new-yorkais ?
Non, pas trop. J'ai entendu celui qui sonne comme "Transmission" de Joy Division... Interpol. Quand il y a quelque chose susceptible de m'intéresser, mes amis des Negatives m'en parlent. Il y a deux ans, les Strokes, c'était excitant. Tu as entendu qu'ils avaient voulu travailler avec Nigel Godrich sur leur nouvel album ? Quelle idée stupide ! Quel imbécile à leur maison de disques a pu leur souffler une idée pareille ? Ma femme m'a dit qu'ils auraient mieux fait de choisir Todd Rundgren...

...voire Kim Fowley.
Oui, un type comme ça. Je crois vraiment qu'on devrait leur suggérer de travailler avec Todd Rundgren. Parce que nous avons besoin des Strokes, de la même façon que nous avons besoin de Blur : des groupes talentueux, énergiques, qui composent de bonnes chansons... et qui sont populaires. Idem pour les White Stripes, je suis content de voir qu'ils vendent autant de disques aux Etats-Unis [et ailleurs !, ndlr]. Je n'aime pas leur façon de s'habiller, mais leur musique est vraiment très bonne.

Comment juges-tu l'évolution de ta voix depuis tes débuts ?
Je pense qu'elle a surtout changé les cinq ou six premières années. Sur "Easy Pieces" [2e album des Commotions], je chante comme si on m'étranglait. C'est affreux, je n'arrive pas à réécouter ce disque. Sur "Mainstream" [l'album suivant], j'ai essayé de chanter différemment, de renforcer les graves. Maintenant, je n'y pense plus. Ma voix est plus forte, je peux tenir la scène plus de deux heures sans problème. Aujourd'hui, j'ai vraiment l'impression d'être un chanteur, alors qu'avant j'étais plutôt un songwriter qui, en plus, chantait. Je crois que je peux encore améliorer ma voix, mais pas la modifier vraiment. Après, si certaines personnes ne l'aiment pas, tant pis, je peux très bien le comprendre. Moi, j'aime bien Sinatra, et pas trop Tony Bennett...

Pourquoi avoir repris un morceau de Nick Cave, "People Ain't No Good", sur ton nouvel album ?
Outre le fait que j'ai un peu connu Nick Cave à une époque, cette chanson a fini par devenir une partie de moi, comme si je l'avais écrite moi-même. J'aimais aussi l'idée de faire une déclaration d'intention à travers ce choix, de dire que je ne hais pas mes pairs, que je ne me considère pas comme le seul bon chanteur existant... Parmi les jeunes groupes, il règne parfois une compétition malsaine, chacun prétend être le meilleur. Ian McCulloch en est toujours là. Je trouve ça triste, finalement, même si les Bunnymen étaient effectivement un grand groupe. Si je portais la même chemise rouge qu'à l'époque des Commotions, si j'avais toujours la même coupe de cheveux, j'aurais l'air stupide, un cliché vivant.

Quel regard portes-tu sur la carrière de Nick Cave ?
C'est drôle, nous n'avons jamais eu du succès au même moment. Quand lui jouait dans de petites salles, malgré son talent, moi je passais dans des endroits beaucoup plus grands. Aujourd'hui, c'est l'inverse : à quelques jours d'intervalle, il joue au Zénith et moi, au New Morning. Et je suis très content pour lui, car de notre génération, il n'en reste plus beaucoup qui font encore de la musique pour de bonnes raisons...

En 1991, tu avais pris d'autres Australiens en première partie de la tournée "Don't Get Weird on Me Babe" : Robert Forster et Grant McLennan, qui rejouaient ensemble pour la première fois depuis la séparation des Go-Betweens. Que penses-tu de leur reformation ?
En fait, tu me demandes si j'en suis le principal responsable ? (rires) Je n'ai pas encore écouté le nouvel album ["Bright Yellow Bright Orange"], mais "The Friends of Rachel Worth" est l'un des meilleurs disques que j'aie entendu ces dernières années. C'est aussi bien, voire supérieur aux albums de leur première période, ce qui fait d'eux une véritable exception. Je crois que j'aime tous les morceaux sur ce disque. Même celui sur les magazines de surf.

Interview et photos : Vincent