Loney, Dear - Interview

11/04/2007, par Guillaume Sautereau | Interviews |
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Qu'as-tu fait en 2006 à part jouer à South By Southwest ?

J'essayais d'améliorer mes deux premiers albums. "Loney Noir" est sorti aux Etats-Unis aussi. J'ai essayé d'apprendre comment les choses fonctionnaient, aussi. Et puis j'ai continué à écrire des chansons. Je pense que je suis à la moitié de mon cinquième album à peu près. Et il s'appellera "Dear John".

D'où vient le titre du troisième album, "Sologne" ?
Aujourd'hui, arrivé à Paris, j'ai réalisé que j'avais un album qui portait le nom d'une région française et un autre qui s'appelait "Loney Noir", qui sonne un petit peu français également. Sologne, j'ai dû l'entendre quelque part, mais à la base, j'ai voulu inventer un prénom de fille. Etrange...

Quel est le lien avec la photo de la pochette, la maison ?
C'est la maison de mes grands-parents.

Et "Loney Noir", c'est aussi un titre étrange...
Les quatre premiers albums sont sortis sur CDR originellement et je faisais les pochettes moi-même à la main. La première était grise, la deuxième bleue… Avant même d'enregistrer "Loney Noir", je savais que la sienne serait noire. Donc le nom était fixé d'avance. Et pour "Dear John", qui ne sortira pas en CDR, je pense que je ferai une édition privée avec une pochette rouge, pour finir la collection.

Loney, Dear

Pour en finir avec les noms, pourquoi "Loney, Dear" ?
C'est comme si tu étais en train d'enregistrer de la musique, tout seul, un vendredi soir, très concentré, et que quelqu'un rentrait dans la pièce et te disait "Loney Dear". C'est la meilleure réponse que je puisse te donner.

La virgule est enquiquinante pour les gens qui font des listes d'artistes séparés par des virgules...
Oui, dans certains festivals, on apparaissait dans le programme comme deux groupes différents, "Loney" et "Dear" !

Comment as-tu constitué ton groupe de scène ?
La plupart sont des musiciens de jazz, à la base. Je les ai rencontrés à l'école où je prenais des cours. Cela fait environ quatre ans que je joue avec eux.

Ils jouent exactement ce que tu leur dis de jouer, ou tu leur laisses une marge de manœuvre ?
Plus ou moins. Je leur donne les disques terminés, et ils les interprètent à leur manière. Mais je pense être assez dictatorial, j'attache une grande importance au résultat. Nous ne répétons pas beaucoup, nous sortons et nous jouons, avant tout.

La partie arrangement et production te plaît ?
Oui, énormément, c'est même ce que je préfère.

Plus que d'écrire les chansons en elles-mêmes ?
Non, tout est lié. Je pense qu'une chanson géniale n'a pas besoin nécessairement d'un son génial. Je dirais que l'écriture, c'est la passion, alors que les arrangements, la production, c'est plutôt de l'ordre du hobby. J'adore passer du temps à travailler sur le son, ce n'est pas la partie la plus importante, mais c'est ce à quoi je consacre le plus de temps quand j'enregistre des disques.

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