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LOUIS PHILIPPE
- Azure
(Les Belles Promesses - XIII bis records) Une certaine idée de la pop. Un brin surannée, sans sonorités novatrices, mais avec des jolies mélodies par milliers. C'est toujours assez tentant. Si on ajoute en plus un orchestre, philharmonique, on se dit qu'Azure pourrait être l'aboutissement de la malheureusement si discrète carrière de Louis Philippe. Alors forcément, à la première écoute, on est déçu. Les titres s'étirent, manquent un peu de reliefs.
Comme on a passé de bons moments avec ce garçon autrefois (l'hispanisant "Touch of evil" pendant la période El, le chérissable album "Sunshine" plus tard), on y revient, on se dit qu'on est - peut-être - un gros balourd dépourvu de toute sensibilité et on commence - sans trop se forcer quand même - à apprécier les nuances des mille-feuilles "Peace at last" ou "Azure"(non, je ne citerai pas Brian Wilson, ce serait trop facile), la discrétion de bon aloi de l'orchestre, jamais trop bavard ou pompeux (message subliminal à Neil "Fin de carrière" Hannon (que j'aime beaucoup par ailleurs)). Quand il emprunte le "I can't own her" de son copain Partridge pour en livrer une version assez proche de l'originale, plus classe mais un peu aplatie, on a envie de lui dire que ce n'était pas la peine, mais le bougre se rattrappe de suite avec le superbe "Ordinary girl". Par contre, rien pour compenser l'ultime piste du CD, le lénifiant "Partir", qui s'éternise sur pratiquement huit minutes. Ou alors c'est trop subtil pour moi.
Il n'empêche que c'est quand même un trés bon disque, pour les raisons sus-citées. Et si le fan de pop un peu rustre est un tantinet déçu (il faut l'excuser, il est possible qu'il se soit pris un John Cunningham ou un XTC dans la figure dernièrement), et bien tant pis pour lui...
Guillaume Sautereau
Your life
You'll never catch the sun
Peace at last
When Georgie died
Azure
I can't own her
An ordinary girl
Down by the river bank
Jolis avions
Paris
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