Stephen Malkmus - Stephen Malkmus

28/03/2001, par Jean-Christophe Mauger | Albums |
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STEPHEN MALKMUS - Stephen Malkmus
(Domino / Labels)

STEPHEN MALKMUS - Stephen MalkmusCôté pile : L'ex-leader de Pavement exhibe sur la pochette de son premier album solo sa belle bobine de surfer australien, ce qui nous change des graphismes parfois ésotériques des jaquettes de Pavement. Côté face : Pavement a beau n'avoir été qu'un "groupe pour quadragénaires fans de musique" (je cite l'intéressé), Stephen Malkmus n'allait pas pour autant abandonner son style d'écriture et renoncer à ses chansons piégeuses et glissantes comme des savonnettes. Si Pavement a été un des groupes les plus influents et importants des dix dernières années, il n'y avait pas grand-chose à sauver de leur dernier album ( à part "carrot rope", à s'injecter 15 fois par jour) et Malkmus a semble-t-il su s'extraire à temps d'une gangue (et d'un gang) qui menaçait de le corseter. Mais si évolution il y a, elle se ressent à peine sur le songwriting, toujours aussi imprévisible et emberlificoteur, ou sur le chant, toujours aussi délicieusement à côté de la plaque. Non, si Stephen Malkmus a dynamité Pavement, c'est en fait pour s'assurer les services d'un backing-band (les Jicks, de Portland) qui sert ses chansons au lieu de les plomber (" the hook ", titre à la fois raide et lascif) ou se laisser aller à des expérimentations sonores qui, sous la surveillance de ses anciens acolytes, lui auraient sûrement valu le goudron et les plumes.
Des exemples ? "Church on white", festival de loopings et de virevoltes musicales, " Trojan Curfew ", ballade country suspendue à un fil, et toute la deuxième partie de l'album, nettement plus aérienne et langoureuse que la première auraient pesé des tonnes avec Pavement. Interprétées par les Jicks, elles comptent pour beaucoup dans la réussite d'un disque impeccablement détendu et laid-back, où Malkmus montre qu'il n'a plus rien à prouver tout en ayant encore envie de s'amuser. S'il n'est pas certain que les oeuvres à venir du californien atteignent l'excellence de ses modèles avoués ou implicites (le Donovan de "season of a witch" par exemple), il revient au moins à une forme d'évidence et de simplicité mélodique dont le souvenir s'estompait depuis "Crooked rain" (soulagement général).

Jc

Black book
Phantasies
Jo Jo's jacket
Church on white
The hook
Discretion grove
Troubbble
Pink India
Trojan curfew
Vague space
Jennifer and the ess-dog
Deado

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