Mansfield.TYA à l'iBoat, le 23/04/2015

05/05/2015, par | Concerts |
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Mon arrivée coïncide avec la fin du set de Will Guthrie, dont je n’entends que quelques notes alors que je pénètre dans la cale de l’iBoat. Dommage pour moi, surtout que je dois remonter à l’instar du public, pour la mise en place de la scène de Mansfield.TYA. Tout s’éclaire une fois l’attente finie et la foule enfin tassée en bas : les instruments sont au milieu de la cale, les gens s’assoient autour, de quoi créer une atmosphère des plus intimes.

Mansfield.TYA

Proches comme jamais, les deux jeunes femmes se mettent rapidement en place, et la magie opère à plein. Je choisis le terme à dessein, car il émane de cette formule, de cette intimité, une force émotionnelle nouvelle, un échange palpable entre les musiciens et le public qui, s’il réagit entre les morceaux, fait preuve d’une attention parfaite pendant les titres. Celle-ci est méritée, tant les chansons semblent renaître de cette simplicité dans l’interprétation. Non que Mansfield.TYA soit un groupe qui aime les structures alambiquées, mais le simple violon de Carla et le chant vibrant de Julia, tout juste souligné d’un peu de piano, de guitare électrique, juste ce qu’il faut pour faire ressortir la noirceur des textes, le caractère unique de ces chansons qui grattent jusqu’à l’os alors que la forme est d’un classicisme du meilleur aloi.

Mansfield.TYA-dark

“June” est bien représenté dans la setlist, courte mais parfaitement dosée, qui s’aventure également du côté de “Nyx” (“Animal”, “Logic Coco” en rappel) ou du 45 tours paru pour le Disquaire Day de 2012 (“Les rebelles”, reprise des Béruriers Noirs). La maturité du premier disque de Carla et Julia n’en apparaît que plus prégnante, des titres comme “Et demain déjà” ou “Pour oublier je dors” sonnant toujours juste, tapant toujours fort en plein coeur. Les sourires émergent pourtant entre les morceaux, Julia n’étant en plus jamais avare d’une blague avec Satan ou le diable dedans, à tel point qu’une jeune femme s’est évanouie (bon, les deux événements n’ont sans doute rien à voir…). On gardera le souvenir de cette intimité, de ce plaisir électrique qui est passé dans la salle, de cette présence incroyable aux chansons et aux mélodies, qui rendent l’attente du nouvel album (à l’automne sans doute) à la fois plus douce et plus dure.

Merci à Guillaume - Photo : Eric Forhan / Live : Mickaël Choisi

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