Mansfield.TYA - Interview

21/12/2011, par | Interviews |
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Mansfield Tya

Dans tous les cas que tu cites, ce sont des duos. Cela vous tient à coeur de rester un duo ?
Oui !

Mais il y en a d'autres qui ont évolué / cédé en intégrant quelqu'un d'autre...
Oui, tu as raison, on peut effectivement parler de "céder".
Carla : Après, il y a le minimalisme qui nous tient à coeur, et le duo correspond bien à ça. Et en fait, depuis le début, on nous a dit "ça manque de batterie, ça manque de cela", et c'est aussi l'absence de ces éléments qui permet de suggérer, de permettre de les entendre de plein de façons.
Julia : Dans l'absolu, on n'a rien contre. Si un jour ça marche plus à deux, on y réfléchira. Mais on a l'impression que ça marche encore bien comme ça.
Carla : En plus, tu sais, ce n'est pas évident de rencontrer la personne avec qui, musicalement, ça va être évident.
Julia : En revanche, il nous manquait des sonorités. Sur le premier album, il n'y avait pas du tout de batterie, de basses. Et on s'est mis, au fur et à mesure, à jouer des instruments pour pallier ça.

C'est un défi d'apprendre des instruments nouveaux ?
S'il y a un manque, on apprend à en jouer. On s'est mises à la batterie, au synthé.
Carla : Sur cet album, je trouve que c'est surtout la technique, la programmation, de gérer la production, qui nous a permis de peut-être écrire des choses plus complexes.

Vous vous sentez meilleures musiciennes ?
Julia : Non, tu vois, j'aime bien expérimenter, que j'y arrive ou pas m'importe peu. D'ailleurs, j'y arrive souvent pas (rires).
Carla : Moi, j'ai une formation classique, j'ai fait le Conservatoire, je me sens vraiment violoniste. Mais il n'y aucune volonté de performance, ce n'est pas une compétition. Il faut servir la chanson, et justement, il y a des gens hyper forts qui ne savent pas faire un truc simple. Nous, quand on écrit, on marche par soustraction, on essaie de simplifier.
Julia : Moi, j'enlève tout le temps.
Carla : En règle générale, quand on invite des gens, on leur demande des choses qu'ils n'ont pas l'habitude de faire.

Un petit quizz pour terminer... Je vais chez vous, et quel est le disque que, selon vous, les gens ne s'attendent pas à trouver chez une Mansfield.TYA ?
Julia : J'ai un truc de Patrick Topalof.
Carla : Joker.

Votre meilleur souvenir en tant que spectatrice ?
Julia : Un concert de Shannon Wright.
Carla : Einstürzende Neubauten. Je n'étais pas venue pour eux à la base !
Julia : Moi, j'aimerais bien apprendre l'allemand, en tout cas pour la sonorité. Ça me ferait un instrument de plus !

Le meilleur endroit pour écouter de la musique ?
Julia : Dans les transports. Train, voiture...
Carla : Oui, la voiture.

Vous pensez qu'il y a un style qui convient mieux à la conduite ?
Moi, j'ai un problème. J'adore la viole de gambe, mais ça ne passe pas du tout en voiture, ça doit être la même fréquence que mon moteur !
Julia : Pour faire mes footings, des trucs un peu bourrins, en voiture, plutôt des trucs calmes. Mais c'est variable. C'est un bon lieu pour écouter de la musique.

L'isolement est nécessaire pour l'écoute ?
Carla : Oui.
Julia : C'est important. Ce que je déteste, c'est écouter en bruit de fond. Je ne supporte pas les bars lounge par exemple : trop fort pour que tu parles, pas assez pour que tu danses !

Et justement, une chanson vraiment dansante, ça vous dirait d'en faire une ?
(Elles éclatent de rire) Julia : On en a fait une  !
Carla : C'est pas vraiment dansant !
Julia : Je ne sais pas...
Carla : Moi, j'ai découvert que c'était vachement rigolo de danser en fait !
Julia : Pas sur un truc festif !

Merci à Guillaume de Vicious Circle et au duo. Photos signées Julien Bourgeois.

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