Maria Mc Kee - High Dive

21/05/2003, par David Larre | Albums |
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MARIA MCKEE - High Dive
(Viewfinder Records / Pop Lane)

MARIA MC KEE - High DiveLes précédentes nouvelles discographiques conséquentes de Maria McKee datant de l'album "Life is sweet" en 1996, c'est avec un certain mélange de plaisir et d'effroi que j'ai appris l'annonce de son retour sur un nouveau label : le plaisir tout d'abord, celui de retrouver aussi bien cette voix exceptionnelle, pure et vibrante comme une flamme, que l'énergie elle-même incandescente d'une musique fusionnant tradition folk-rock et rébellion punk, l'effroi ensuite devant cette pochette invraisemblable, où une grosse croix de bois au cou, un habit tendance amish et le regard perdu dans les limbes d'une folie mystique, l'américaine semble vouloir signifier que cela ne va pas rigoler. Heureusement, le verso la montre en espiègle joueuse sur un manège, dissipant, avant l'écoute, les affres de l'attente. Foin des préjugés alors et mettons-nous à ce qui seul compte : les chansons. Et là, il me faut le constater, les nouvelles se font à la fois bonnes et mauvaises, bonnes parce que la qualité d'écriture, la conception des parties vocales sont impressionnantes ("High dive", "Love doesn't love", "No gala" et tant d'autres), mauvaises parce que, poussée par on ne sait quel génie gâcheur de bel ouvrage, la musicienne nous a concocté sur une moitié des morceaux des arrangements impossibles : qui d'autre qu'elle ose encore se risquer au mélange de saxophone et de cordes, à la superposition guitare électrique/trompette, ou au retour désastreux des cuivres synthétiques ? Il faut un certain culot pour se jouer ainsi de l'air du temps, une sacrée confiance en ses qualités de mélodiste pour produire ainsi dans la surcharge, et si personne ne les lui conteste, l'auditeur risque pourtant d'être abasourdi par ce qui ressemble souvent à un télescopage malheureux entre l'ornementation des premiers Kate Bush et un rock-FM mal dégrossi qui ferait regretter les défunts Lone Justice. Mais comme par ailleurs, la chanteuse écrit et chante toujours aussi bien, comme elle sait parfois retenir ses vilaines poussées d'emphase, on sort de l'expérience de ce disque avec la gratitude de l'amitié retrouvée et le secret espoir que le passage sur scène et la suite du parcours discographique dissiperont le léger sentiment de gêne qui gâte ces retrouvailles.

David

To the open spaces
Life is sweet
After life
Be my joy
High dive
My friend Foe
In your constellation
Love doesn't love
We pair off
No gala
Non religious building
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Worry birds

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