Marie-Flore - Interview

24/09/2010, par Guillaume Sautereau | Interviews |
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MARIE-FLORE

Parce qu'elle va jouer dans un kiosque à musique, je décide de faire plus ample connaissance avec Marie-Flore, dont la musique m'intrigue. En quelques mails et un coup de fil, l'affaire est réglée, rendez-vous chez Francis Labutte, où il y a une cool terrasse ensoleillée et des cheeseburgers pas dégueux. On s'installe à l'intérieur et on prend un café. 20 minutes pour connaître davantage cette jeune fille très prometteuse, et évoquer avec elle le festival Kiosquorama 2010, à l'affiche duquel elle est ce dimanche 26 septembre.


MArie-Flore

Je ne suis pas très douée pour répondre aux questions, je te préviens.

Je vais essayer de te poser des questions intéressantes alors. On va commencer facile : une petite présentation ?
Moi c'est Marie-Flore, 23 ans. Voilà.

C'est un bon début, ton prénom. Marie-Flore, c'est une chanson de Joan Baez. Pourquoi tu l'as choisi comme nom de scène ?
En fait, c'est parce que c'est mon vrai prénom, déjà, à la base. Mes parents m'ont appelée comme ça parce qu'ils étaient des gros fans de Joan Baez. Et du coup, quand il a fallu me donner un prénom, ils ont choisi celui-ci. C'est une chanson de Joan Baez et j'ai décidé de le garder car ça fait référence à la musique folk des années 60 que j'aime beaucoup, et puis parce que c'est moi.

Tu n'avais pas envie d'utiliser ton nom au complet, ou un nom de groupe ?
Je ne voulais pas utiliser un nom en "The quelque chose...". En fait, je n'ai jamais pensé à utiliser autre chose que mon prénom. C'est un prénom un peu bizarre, peut-être, mais cela a été plutôt instinctif, je n'y ai pas trop réfléchi.

Tu as baigné dans la musique des années 60, et plus particulièrement le folk ?
Oui, à travers la musique qu'écoutaient mes parents : à part Joan Baez, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen, Dylan, les Beatles... Je pense que tout ça c'est resté. Par la suite... En fait, je n'écoute vraiment que de la musique de cette période-là, j'ai un peu du mal avec les nouveautés, les nouvelles productions. Je les découvre toujours quelques années plus tard. Je n'aime pas écouter ce que les gens écoutent quand il faut l'écouter. Je reste baignée dans le passé.

Et à quel moment tu as commencé à faire des découvertes personnelles, des trucs qui ne venaient pas de tes parents ?
Ah oui, bien sûr, j'ai découvert pas mal de groupes, qui n'étaient pas forcément dans la culture de mes parents, plus rock, comme les Remains, Janis Joplin, le Velvet Underground que j'écoute énormément, plus récemment Brian Jonestown Massacre, un de mes groupes phares, qui même s'il est actuel, ne fait pas vraiment de la musique actuelle.

Tu as commencé à faire de la musique relativement jeune ?
Oui, on m'a mise... enfin, j'ai demandé à aller au Conservatoire faire de l'alto. Donc j'en fait huit ans quand j'étais bébé, enfin, enfant en tout cas. Et après j'ai raté un examen et du coup j'ai arrêté parce que j'étais très déçue. Et puis de toute façon l'enseignement classique ne me convenait plus. Je me suis mise à la guitare en autodidacte, et petit à petit j'ai fait mes propres trucs, et puis maintenant je touche un petit peu à tout, j'écris mes arrangements.

Tu composes uniquement à la guitare ?
Oui, j'ai toujours fait comme ça, je joue de la guitare, j'essaie des trucs. Ça commence à changer parce que je me suis équipé, je compose aussi sur mon ordinateur, avec des instruments virtuels, ça m'ouvre de nouveaux horizons. C'est un peu moins organique que ma guitare et ma voix, et ça me permet d'aller plus vers ce que j'ai envie de faire, parce qu'à la base, je n'ai pas forcément envie de faire de la folk, c'est plutôt conditionné par les moyens que j'avais à ma disposition pour faire de la musique.

Tu composes toujours seule ? Pourtant tu as joué avec un certain nombre de personnes, mais jamais pour la composition ?
Non, c'est quelque chose auquel je tiens beaucoup. Je tiens à composer mes chansons toute seule. Bien entendu, quand on travaille avec des gens, on est amené à faire quelques compromis, sur les arrangements par exemple, mais la compo et l'écriture, ce sont des trucs sur lesquels je n'ai pas envie de lâcher. Sinon il ne te reste rien, en tant qu'artiste.

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