Meanwhile, Back in communist Russia... - My Elixir; my Poison

16/04/2003, par Fred Tuc | Albums |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

MEANWHILE, BACK IN COMMUNIST RUSSIA… - My Elixir; My Poison
(Truck Records / Chronowax)

MEANWHILE, BACK IN COMMUNIST RUSSIA… - My Elixir; My PoisonAvec un nom pareil, figurant en quinzième position dans la liste des "worst band names ever" de Mark et Lard sur le site de la BBC, je me souviens avoir cru à l'époque qu'il s'agissait du titre de leur précédent album, qui s'intitulait en réalité "Indian Ink". Histoire de me faciliter la vie, j'ai décidé de ne pas attendre une quelconque reconnaissance publique de ce groupe pour me permettre d'en tirer un acronyme digne des "médiamythiques" GYBE!. Place donc à MBICR.
Elaborée le plus souvent sur les bases d'un ressort à l'usage très répandu, mais du meilleur effet lorsqu'il est utilisé intelligemment - je parle ici de la superposition progressive de couches instrumentales ayant pour objectif d'augmenter l'intensité sonore et la tension ambiante -, la musique de MBICR ne doit pas pour autant être caricaturée ni être apparentée à celle de ses compagnons d'acronymie précédemment cités.
MBICR est une sorte de sous-marin (russe, forcément) naviguant dans les eaux troubles et glaciales d'une quelconque mer du nord, hors de portée des radars et sans cesse en mouvement dans cet environnement hostile. Calfeutrés au sein de cette coquille sous-marine, nous sommes à l'écoute du moindre bruit. Dans cette ambiance de ronronnement de machines, le moindre bruit inconnu est suspect. Ces bruits, "My Elix; My Poison" en regorge, comme par exemple ces multiples arrangements électroniques qui rebondissent sur les parois du vaisseau. Le piano, tel un sonar, constitue une sorte de fil rouge sonore tout au long de cet album sur lequel les monologues chuchotés d'Emily Gray accentuent l'angoisse palpable.
Aux périodes de recherche et d'attente au suspense insoutenable succèdent des rencontres inamicales suggérées par des plongées sonores puissantes. Ainsi, après la fausse alerte qu'est "Anatomies", le temps de reprendre nos esprits ne nous est pas laissé et c'est dès "Chinese Lantern" que la poursuite s'engage, à fond les turbines.
Ce jeu de cache-cache avec un ennemi inconnu, MBICR le poursuit sans relâche (et sans faiblir dans la qualité) d'un bout à l'autre de cet excellent antidote contre l'ennui.

Fred

Th5
Anatomies
Chinese Lantern
Realization
Heliotrope
Cusp
Roses For Her
Holomovement
New Adventures
Heatstroke

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews