Meeting People is Easy - 17 mars 2007

19/03/2007, par Christophe Dufeu | Concerts |
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Très belle affiche samedi dernier au Divan du Monde pour le festival "Meeting People is Easy" et celle-ci a bien tenu ses promesses. A commencer par Yann Tambour ("Encre") et son projet "Thee, Stranded Horses" ; celui-ci se présente seul sur scène avec deux koras, ces imposants instruments traditionnels africains. Le voyage commence alors, tout en arpèges et en finesse, uniquement instrumental (alors que sur disque, beaucoup des titres sont chantés). Sonorités inhabituelles pour un festival pop et ambiance super zen pendant trois longs et beaux morceaux (une bonne vingtaine de minutes seulement - pour cause de problème technique ?) avant donc, de jeter l'ancre. Les changements de scènes sont occupés par des sets vidéos / photos (d'Emma Viguier, notamment) / poésie (jolis textes de Jérôme Olivier). Original et vraiment réussi. C'est alors que Dale Grundle se présente sur scène, engoncé dans un costume gris, et accompagné d'une simple guitare (et d'un harmonica sur le premier titre) ; l'ex-Catchers, officiant désormais sous le nom "The Sleeping Years", va montrer que, malgré une absence de presque dix ans, son sens aigu de l'écriture mélodique n'a pas faibli. Les chansons sont nouvelles pour la plupart (nous avons tout de même eu droit à deux titres des Catchers, dont "Beauty #3"), issues du EP "You and Me Against the World" qu'il vient de sortir de manière confidentielle, ou totalement inédites comme le magnifique "Clocks and Clones". Dale Grundle les accompagne habilement à la guitare ; sa voix, sur le fil, est toujours aussi émouvante. En une petite dizaine de titres superbes, on assiste au retour d'un très grand songwriter. Nouvel interlude et ce sont les trois membres de Port-Royal qui se retrouvent sur scène, entre leurs platines et un écran sur lequel sont projetés des vidéos qui nous promènent dans leur pays, l'Italie. Accompagnées de l'electro ambiant du groupe, les projections - si elles ne sont pas tout à fait du niveau de Fellini - donnent une petite idée de la Dolce Vita : les synthés vrombissent, des rythmiques légères ponctuent le voyage : le vaisseau cosy qu'est le Divan du Monde se retrouve, une nouvelle fois ce soir, en apesanteur. Après une telle soirée (gratuite !), on se dit que, vraiment, faire de belles rencontres est un jeu d'enfants...

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