> edito
accueil
> recherche
> the kills
interview
> fujiya & miyagi
lightbulbs
> frightened...
the midnight organ fight
> mr oizo
lambs anger
> vic...
dark developments
> cranes
interview
> ...
interview de...
> richard swift
richard swift as onasis
> the herd
summerland
> kings of leon
only by the night
> orouni
track by track
> timesbold
ill seen ill sung
> hobotalk
homesick for nowhere
> go go charlton
beaucoup schlager
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
MERZ
[page
précédente]
Les médias
cherchent toujours le "next big thing" et ils
ne s'intéressent pas nécessairement aux ressorties
de disque.
Les maisons de disques ressortent tout en mp3 progressivement.
Il y a une différence entre sortir un disque parce
c'est un classique et le ressortir pour qu'il soit juste
à nouveau disponible en magasin. Dans mon cas, c'était
la seconde option.
Je pense qu'aujourd'hui,
il faut essayer de promouvoir la bonne musique, pas seulement
au moment de sa sortie mais de continuer à la promouvoir
par la suite. Peut-être seras-tu amené à
ressortir certains de tes disques plusieurs fois.
Pour moi, c'est comme aller au casino et jouer à
la roulette. Tu mets tout ton argent sur le numéro
37 par exemple, et puis le chiffre ne sort pas, alors tu
dois rejouer encore sur le même chiffre si tu y crois...
Encore et encore... Le business de la musique me fait penser
à cela. Il y a tellement de hasard là-dedans,
tellement de variables, souvent culturelles, qui interviennent
: l'accueil des gens au moment de la sortie d'un disque,
qui est différent selon les pays, l'attitude des
jeunes à l'égard de ta musique, etc...
Tu es décrit
un peu partout comme un voyageur.
J'ai beaucoup voyagé lorsque j'étais jeune.
Je ne suis pas un voyageur comme on imagine, le type qui
se baladerait avec un sac sur son dos. Mais je me suis pas
mal baladé pour découvrir les musiques provenant
de différentes cultures. Par exemple, j'ai traversé
18 pays en Afrique.
Comment te débrouillais-tu
pour voyager? Tu n'avais pas de métier à temps
plein ?
Je n'ai jamais eu de métier fixe. Mes parents et
ma famille sont tous musiciens, comédiens donc j'ai
toujours été habitué à ce système
de vivre en artiste free-lance. J'ai fait des tas de choses
différentes. J'ai joué dans tout un tas de
groupes différents et dans différents pays.
C'était intéressant d'arriver dans un pays
et de laisser son passé derrière soi.
On entend des échos
de musique malienne, des rythmes africains dans ta musique.
Ce qui m'a marqué, c'est mon expérience avec
des musiciens du désert de Calahari. Je leur ai rendu
visite plusieurs fois et j'ai écouté pas mal
leur musique. Mais je pense que ces influences sont assez
inconscientes car je n'ai jamais essayé de faire
un disque de world music.
Quand j'écoute
le dernier Radiohead, "In Rainbows", j'entends
pas mal d'influences africaines ou sud-américaines.
Je ne l'ai pas remarqué
personnellement, mais c'est fort possible, il y a tellement
d'influences à l'intérieur de leur musique.
On entend pas mal d'influences jazz dans la façon
de jouer du guitariste, par exemple.
Tu te sens proche
de quels artistes ?
Je ne saurais te dire. J'espère juste n'être
proche de personne ! J'écoute pas mal de musique.
J'ai été dans un magasin en Angleterre l'autre
jour qui vend des bouquins, DVD et CD et je me suis interrogé
en sortant du magasin, "Tiens ! Mais je ressors de
là uniquement avec des bouquins". Alors, même
si la musique est très importante dans ma vie, comme
dans celle de beaucoup de gens, peut-être que ces
jours-ci, je considère les mots, la littérature
plus sérieusement que la musique.
Y a-t-il des artistes
qui t'influencent ?
Trop pour en mentionner juste un ou deux. J'essaye d'être
ouvert au maximum.
Tu as choisi un titre
en français pour ce nouvel album "Moi et mon
Camion". Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'ai du bouger plusieurs fois ces dernières années
pour des raisons personnelles. Pour ces déménagements,
j'ai fait appel à des gars qui avaient un gros van
avec écrit dessus "Moi et mon Camion" en
écritures jaunes. J'aimais beaucoup l'esthétique
de ces lettres. Il y a mille ans, beaucoup d'anglais apprenaient
le français. Comme je voulais faire un disque très
"anglais", j'ai pensé que cela pourrait
être une bonne référence à l'histoire
et aux racines de l'Angleterre.
Dans tes précédents
disques, on se sentait perdus dans une jungle de paysages,
urbains ou non. Avec ce nouveau disque, on imaginerait presque
un feu de camp, quelque chose de plus posé.
Je voulais quelque chose de plus calme, apaisé, de
plus aéré et de plus simple, de plus "installé".
Les paroles parlent
de tes précédents voyages ?
Non, elles parlent plutôt de ce que je ressentais
au moment de l'écriture du disque. C'est un mélange
de quelques petits ingrédients autobiographiques
noyés dans une grosse part de fantaisie et d'imaginaire.
Il y a beaucoup de
musiciens sur ce nouveau disque, dont certains sont assez
connus. Cependant, je pense deviner que tu as plutôt
choisi de travailler avec des amis car leurs univers musicaux
sont assez éloignés du tien.
Je voulais utiliser des gens avec qui j'ai des bonnes relations
et qui partagent avec moi des valeurs de générosité
et d'ouverture d'esprit, des gens qui se respectent et s'apprécient
mutuellement. Il y a les Earlies, Charlie Jones qui joue
de la basse avec Goldfrapp, Clive Deamer, le batteur de
Portishead. On entend aussi ma femme et ma sœur qui
chantent sur le disque. Il n'y a pas eu de collaborations
pour lesquelles j'ai du prendre mon téléphone
et dire "Hello, je suis Merz, voudriez vous jouer sur
mon disque ?". Tout s'est fait naturellement avec des
amis.
Cet album sonne très
convivial. Comme une invitation.
Merci. C'est vraiment ce que j'ai essayé de faire.
J'ai voulu rayer de ce disque tout un tas de mots de mon
vocabulaire : le professionnalisme, la mode, l'ambition,
l'ego, l'argent et tous ces trucs là !
Propos recueillis par
ludochem
A lire également, sur Merz :
la chronique de "Loveheart"
(2006)
|