Miracle Mile - Limbo

18/09/2007, par Frédéric Antona | Albums |
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MIRACLE MILE - Limbo
(Autoproduit)

MIRACLE MILE - LimboCette voix, grand Dieu ! Je cherchais, encore et toujours, ce que ce timbre me rappelait, et la lumière s'abattit sur moi : Elvis Costello. La voix de Trevor Jones m'évoque en effet l'aspect le plus doux du binoclard le plus doué de la fin des seventies. J'ai une confession à faire concernant cet album de Miracle Mile : j'ai eu très peur. La production assez froide et aseptisée, certains claviers au son parfois daté - sur "All The Way to London", notamment, avec son vocoder assez dispensable- certains tics de composition au piano m'ont dans un premier temps fait craindre un disque de pop mainstream assez commun oublié aussi vite qu'écouté. Mais, plein de bonne volonté, j'ai, depuis plusieurs semaines, multiplié les écoutes et, petit à petit, les aspérités se sont révélées sous la surface apparemment lisse de l'ensemble et, au cours des quinze titres de cet album, j'ai senti la dimension organique et humaine des morceaux ressurgir à la lumière. Avec ce septième album de Miracle Mile, deux ans après le très beau "Glow", il est clair que nous restons dans un genre pop des plus classiques. Mais certaines petites choses viennent attirer mon attention, comme des indices d'élégance et de raffinement : la dimension plus enlevée de "Plasticine", avec sa rythmique marquée et ses enchainements d'accords typiques des premiers morceaux de Costello, l'ambiance aérienne de "Yuri's Dream", où la pedal-steel de BJ Cole dessine des rais de lumière à travers les gouttes de synthés. Il y a aussi ce "Love Letter and Long Goodbye", sur lequel percent les influences country-rock du groupe, à la manière de Gram Parsons. "Joshua's Watch", avec son xylophone, ne manque pas, quant à lui, de m'évoquer les compositions du génial Randy Newman. Un piano, une voix, un moment de grande pureté mélodique.

Si cet album peut à certains égards paraître un peu trop long, avec les dernières plages du disque qui manquent parfois de relief, il n'en demeure pas moins un excellent disque du matin, pour un réveil en douceur, bien qu'on eût aimé un peu plus de puissance sur certains titres, ainsi qu'une production plus racée, pour adhérer totalement.

Frédéric Antona

A lire également : la chronique de "Glow"

Lights of Home
Love Letter and Long Goodbye
Ghostwritten
Papillon
Yuri's Dream
All the Way to London
Joshua's Watch
Plasticine
Way Back When
Sunburst Finish
Pink Jesus
Step by Step
The Falling Man
Forgotten Songs
Lucky Limbo


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