Mirel Wagner, Dark Dark Dark au Rocher de Palmer (Cenon), le 01/04/2012

11/04/2012, par | Concerts |
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Le festival Les Femmes s'en Mêlent proposaient une fois de plus une programmation pointue et variée un peu partout en France. La capitale girondine n'avait pas été oubliée, mais c'est cette soirée folk au Rocher de Palmer (proche banlieue bordelaise) qui m'a fait me déplacer en ce dimanche d'avril. Pas seul : la salle est très bien remplie. 

La Finlandaise Mirel Wagner arrivait avec un bel album sous le bras. Folk décharné, la formule était séduisante sur disque, mais la prestation de la jeune femme m'a laissé un goût de trop peu. Il a manqué une étincelle, quelque chose pour briser cette ambiance un peu trop sombre, mais aussi un peu trop appliquée. Bien écrites, ses chansons souffrent d'une récitation un peu plate, qui fait que la grosse demi-heure du set se passe dans un long tunnel sans lumière, mais sans variation non plus. Je reste sur ma faim, surtout eu égard au potentiel que l'on sent pointer dans certaines chansons.

Dark Dark Dark est un groupe d'ores et déjà solide. Si "Wild Go" a été le détonateur pour la popularité de la formation en France, ce n'est pas la première fois qu'ils sont là, je les sens sûrs d'eux, ça s'entend et se voit. J'ai sous les yeux un groupe qui sait où il va, qui a confiance en ses chansons, en sa direction musicale. Le folklore qui naît de l'utilisation de l'accordéon, de la voix mélancolique de Nona Marie Invie, de la trompette et du climat général ne plombe jamais les chansons, auxquelles on peut à la rigueur reprocher un zeste de redite qui pointe parfois. Mais tout est classe chez Dark Dark Dark : sans effort apparent, avec beaucoup de grâce, "Wild Go", "Daydreaming", "Wild Goose Chase" ou "Something For Myself" font un effet boeuf, déclenchent successivement le silence de l'écoute puis des applaudissements nourris d'une salle sous le charme. Je la comprends, je partage ce sentiment de bulle hors du temps que l'orchestre a offert, et il reste cette impression persistante d'avoir vu et entendu quelque chose de "Bright, Bright, Bright".

Merci à Aurélie du Rocher de Palmer

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