Mirel Wagner

23/11/2011, par Christophe Dufeu | Albums |
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Mirel Wagner - Mirel Wagner

Difficile d'aborder un disque qui a déjà une telle réputation : renouveau du folk, émanation du blues originel, cet album de Mirel Wagner porte déjà les qualificatifs les plus flatteurs si bien qu'on est presque déçu à la première écoute de ce disque tout sauf... wagnérien. Car autant le compositeur de musique classique s'ingéniait à créer des orchestrations fournies et somptueuses, à conférer ainsi à sa musique une puissance grandiloquente, autant la jeune Mirel dépouille ses chansons : une guitare, une voix. Point. ("To the Bone", comme l'indique son premier titre). On a déjà goûté pareille recette ; plus rarement sur la longueur d'un album (même sur la longueur d'un album court - 30mn). Et si la première écoute ne conquiert pas d'entrée l'auditeur, on revient vite aux morceaux de la jeune femme : cette voix, un rien traînante, un peu plaintive, avec des accents qui pourront par moments évoquer Hope Sandoval ou Melanie mais dont la musique, concise en diable, fait plutôt penser aux débuts de Leonard Cohen ou de Joan Baez. Les côtés militant et flower-power en moins. Parce que sur ce disque, ça ne rigole pas tellement : regardez le nom des chansons ("Despair", "No Hands", ...) Qu'est-ce qui dans le parcours de cette très jeune Finlandaise originaire d’Éthiopie peut justifier une telle noirceur ? Difficile de le dire mais avec des morceaux aussi terribles que "No Death" ("aucune mort de peut nous séparer..."), "Joe" (hanté par la culpabilité) ou le magnifique "Red", on est certain que la noirceur et le désespoir de ce premier album viendront encore longtemps faire un bout de chemin avec nous.

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