Festival Mo'Fo - Édition 2009 : The Nightcrawler, Yeti Lane, The Zombies, Damon & Naomi, Malcolm Middleton, The Wave Pictures, Laetitia Sheriff

16/02/2009, par Guillaume Sautereau | Festivals |
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FESTIVAL MO'FO - Édition 2009 : The Nightcrawler, Yeti Lane, The Zombies, Damon & Naomi, Malcolm Middleton, The Wave Pictures, Laetitia Sheriff

Samedi 31 janvier

Je suis obligé d'avouer que j'ai été moins assidu ce deuxième soir : je m'abstiendrai donc de parler des concerts de Arrington de Dionyso, Bob Robot présente (déjà vu l'an passé au sous-sol d'un petit bar du XVIIème où l'on m'avait attiré sous prétexte d'un couscous gratuit - il n'y eut pas de couscous, mais le concert était pas mal) et The Fishermen Three (dont les deux chansons entendues au passage ne m'ont pas inspiré outre mesure). La faute en grande partie au Mo'Forum, avec ses stands, sa bonne humeur et sa buvette proche, qui proposait donc de faire quelques emplettes et demandes de renseignement tout en discutant avec quelques activistes musicaux (mais pas que). L'occasion au passage de revoir quelques anciens de POPnews, l'un reconverti en producteur de cinéma, l'autre en patron de label potentiellement bedonnant, le dernier en rock star. Ébouriffant. L'occasion aussi d'assister à quelques concerts sur le pouce, en mode showcase, comme celui de Rivkah, accompagnée de ses boîtes à musiques électroniques, très bon et envoûtant.

Rivkah

Retour sur les scènes Mo et Fo, avec un très bon concert de Jason Edwards. L'homme au bonnet s'y connaît pour installer une singulière ambiance avec son folk rugueux et effiloché, teinté de jazz (et le nom de Tom Waits revient, forcément), assis par une section de cuivres ponctuellement impressionnante ; et puis il y a le morceau "Codeine" : un titre comme il y en a finalement peu, qui sonne à la deuxième écoute comme un standard déjà écouté cent fois. Chapeau. Heu, bonnet.

Jason Edwards

Damon et Naomi ont passé pas mal de temps à leur stand au Mo'Forum cité plus haut à discuter avec qui voulait, on a donc pas trop de mal à ne pas louper leur concert, il suffit de descendre juste après eux. Petite anecdote de premier rang : alors que mon voisin me demandait s'il s'agissait bien des ex-Galaxie 500 et que je répondais, sûr de moi, d'un péremptoire : "tout à fait !", une voix s'éleva dans mon dos pour me contredire : "pas du tout". C'était Naomi Yang, prise d'un petit accès de révisionnisme avant de monter sur scène.

Damon & Naomi

C'est vraiment pas sûr qu'on ait droit à une reformation de Galaxie 500 un jour. Vous me direz, au moins comme ça, on est sûr d'échapper à un solo de tapping sur "Blue Thunder". En même temps, ce n'est vraiment pas le genre de la maison Yang & Krukowski, qui, introduisant son concert par leur superbe et maintenant classique interprétation de "Song to the Siren" de Tim Buckley, délivre un set appliqué et subtil, élégiaque et calme, sans grande surprise, ce qui est finalement un compliment. Cette musique prend magnifiquement bien son temps, et ça marche tellement bien que je me surprends à trouver le concert trop court.

Malcolm Middleton

J'avais insisté fortement auprès du programmateur du festival, pour qu'avec Malcolm Middleton, il invite son copain Kenny Anderson, le flamboyant King Creosote. Las, cette suggestion pourtant fort pertinente n'a pas retenu l'attention du garçon. Résultat, on a droit à un concert tout timoré du rouquin écossais, du folk déprime de fort bonne qualité certes, mais dont il importe de ne pas dépasser la dose prescrite, sous peine de pulsions suicidaires ou de dépression fulgurante.

The Wave Pictures

Un peu hype après sa signature chez Moshi Moshi, le trio des Wave Pictures était décrit dans les plaquettes du festival comme "la découverte de l'année 2008" ou "le groupe à suivre en 2009", quelque chose comme ça. Cela rend un petit peu amer le chanteur, David Tattersall, qui rappelle à l'auditoire que le groupe était déjà présent lors de l'édition 2002 du festival et qu'il a du coup un petit peu l'impression d'avoir fait du surplace depuis ! Never mind. Le concert a en tout cas la fraîcheur des prestations d'un tout jeune groupe et les fans d'un plus vieux. Dans la bonne humeur, le groupe conquiert rapidement son auditoire par ses chansons aux titres astucieux, son mélange fort bien dosé entre instant pop et cavalcade sonore et son sens du storytelling. Tout cela n'est pas sans rappeler le Hefner grande époque, celle des deux premiers albums, - ils sont d'ailleurs potes avec Darren Hayman - et donc Jonathan Richman, leur ancêtre à tous.

Laetitia Sherif

Mais pas le temps de s'attarder, la fin de soirée appartient à Laetitia Sheriff, repêchée de la première journée annulée, ce soit au clavier, au chant et à la basse, accompagnée d'un batteur et d'un guitariste. Enfin, pas d'un simple guitariste puisqu'il s'agit d'Olivier Mellano, qui enchaîne prodige sonore sur prodige sonore. L'air de rien, ce type réussira à être impressionnant tout le long du concert. Un concert intense, mené de main de maître(sse) par une Laetitia ébouriffante, un show qui semble à la fois hyper carré (il doit bien falloir, avec tous ces samples) et très instinctif. Laetitia Sheriff, vraiment un must sur scène, non seulement il aurait été dommage que l'annulation de la soirée du jeudi nous en prive mais en plus cela clôture à merveille ce festival très réussi.

Plus de photos : ici.

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