Morning Star - Interview

31/10/2001, par Guillaume Sautereau | Interviews |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

Il y a une rumeur comme quoi tu as vécu plein d'aventures en Italie ? c'est vrai ? tu peux nous en dire plus ?

Il y a beaucoup d'exagération… c'était seulement une période de deux semaines, pendant lesquelles j'ai écrit la plupart des chansons de mon premier album. Si tu l'écoutes, c'est assez flagrant, ça symbolise le personnage que je suis dans ces chansons, ce jeune musicien voyageant la guitare sous le bras, à la recherche de l'amour. C'est un cliché, en fait, un beau cliché.

Pour un artiste anglais, ta musique révèle plein d'influences variées : Amérique Latine, Europe du Sud, Europe de l'Est…
J'aime juste la musique. J'ai commencé par écouter de la musique des années 50, années 60 puis 70. Ensuite, j'ai rencontré des gens qui m'ont fait découvrir d'autres musiques. Je ne suis pas un spécialiste en musiques du monde, mais j'en ai beaucoup écouté, donc ça finit par ressortir.

Morning Star - Jesse D. Vernon


Que vas-tu faire dans les prochains mois ?
Nous allons jouer quelques dates en France, et aussi en Pologne. Mon groupe s'appelle le Morning Star Small Orchestra. Il compte environ une vingtaine de membres, des violonistes, trompettistes, choristes, percussionnistes. J'essaie de mettre sur pied une tournée avec ce groupe, pour essayer de retrouver le son de l'album sur scène. J'essaie de constituer une chorale aussi, et d'enregistrer un album assez easy listening avec ma chorale et mon orchestre, sur lequel je chante de temps en temps.
En France, je tournerai avec quatre musiciens, et nous avons eu l'idée de demander aux gens de venir au concert avec leur instrument. J'aurais des partitions de mes chansons et à la fin du concert, nous demanderons aux gens de venir jouer un ou deux titres avec nous. Et puis je travaille aussi sur un nouveau projet électronique. J'essaie de faire autant de musique que je peux.

Comment est l'ambiance à Bristol, maintenant que la mode trip-hop est un peu retombée ?
Cela n'a jamais vraiment affecté la ville en elle même, ça a affecté les ventes de disques de groupe en provenance de la ville. Selon moi, une ville est une expérience très personnelle, ta vision dépend de ce que tu y vis. J'ai plein de projets, j'organise des concerts, Bristol est donc pour moi une ville très excitante.

Qu'écoutes-tu en ce moment ?
Définitivement plus de vieux disques que de trucs récents. J'ai acheté cinq disques d'Elvis, des disques de gospel qu'il a enregistrés chez lui. Je ne découvre pas vraiment de nouvelle musique. J'aimais bien les Tindersticks, mais moins les derniers. J'aime beaucoup Nick Cave. J'attends aussi le dernier Leonard Cohen, mais je sens que je vais être déçu par les arrangements. C'est un grand artiste, mais il ne travaille pas avec les bonnes personnes, ils ont perdu contact avec l'esprit et la magie de la musique, c'est dommage, j'aimerais beaucoup travailler avec lui.

Propos recueillis par Guillaume
Merci à Dominique et Stéphane

 

les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals