New Order - Get Ready

05/09/2001, par Guillaume Sautereau | Albums |
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NEW ORDER - Get Ready
(WEA)

NEW ORDER - Get ReadyJe pourrais bien sûr vous raconter, blah blah, pourquoi New Order est LE groupe important pour moi, un des rares à avoir été déterminant dans ma prime jeunesse, au cours des années, et dont l'intérêt perdure même maintenant que je suis presque un vieux (con), mais la nostalgie, bon, bref.

Et puis j'arrive assez bien à concevoir qu'aujourd'hui on puisse découvrir "Perfect Kiss" ou "Temptation" et que cela ne fasse ni chaud ni froid (en fait, non, je n'arrive pas à le concevoir, mais j'ai dit que je n'en faisais pas trop donc je n'en fais pas trop).

Venons en à "Get Ready", nouvel album, attendu, qu'on n'attendait plus ou qu'on n'osait plus attendre, au choix... longtemps après un "Republic" un peu creux et factice, peinant à suivre le rythme imposé par son morceau d'ouverture, un "Regret" d'anthologie, ce nouvel album est tout bonnement une réussite, et n'est ni ringard ni hors de propos. Pas génial, pas révolutionnaire certes... alors ? alors il y a la fascination de retrouver toutes les pièces du puzzle (je détaille pour les plus jeunes : cette voix inimitable, ces refrains comme tombés du ciel, ces guitares à la fois rageuses et fragiles, ce son de basse (une minute cinquante six d'attente... "Get Ready"... revoilà Peter Hook... ), cette alchimie incroyable entre organique et digital...), assemblées ici avec une maestria et une intensité certes connues, mais toujours source d'une émotion hors norme.
Hormis le faux plat final ("Run Wild", une "ballade") et l'indolent "Vicious Streak", l'album est globalement plus "rock" que ses prédécesseurs récents, faisant la part belle aux guitares, l'électronique avec pertinence s'engouffrant dans les brèches, les relâchements (le break de "Primitive Notion" ou l'intro de "Slow Jam"), mise KO avec le renfort d'un Bobby Gillespie teigneux des grands jours sur un "Rock the Shack" tout en nerfs, avant de se relever pour tisser le trame suave du début de "Somebody Like You").
La facilité apparente qui transpire de ce disque incite aux lapalissades : "I'm gonna live till I die" chante Barney sur "Run Wild"... et je ne vois pas pourquoi New Order ne sortirait pas d'excellents disques tant qu'ils n'arrêteront pas d'en sortir. Grand disque, groupe immense, et j'emmerde la nostalgie.

Guillaume

Crystal
60 Miles An Hour
Turn My Way
Vicious Streak
Primitive Notion
Slow Jam
Rock The Shack
Someone Like You
Close Range
Run Wild

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