> edito
accueil
> recherche
> the kills
interview
> fujiya & miyagi
lightbulbs
> frightened...
the midnight organ fight
> mr oizo
lambs anger
> vic...
dark developments
> cranes
interview
> ...
interview de...
> richard swift
richard swift as onasis
> the herd
summerland
> kings of leon
only by the night
> orouni
track by track
> timesbold
ill seen ill sung
> hobotalk
homesick for nowhere
> go go charlton
beaucoup schlager
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
THE BEACH BOYS
- Pet Sounds
(1966)
Lhistoire de la musique rock retiendra peut-être Pet Sounds comme le plus grand disque jamais réalisé. Pour ce 33 tours à gros budget, prévu pour être loeuvre la plus ambitieuse des Beach Boys, Brian Wilson dispose dun casting impressionnant largement emprunté à Phil Spector (Hal Blaine aux percussions, Carol Kaye à la basse ...). Il cumule les rôles de compositeur, producteur, arrangeur, chanteur de la plupart des titres, et metteur en scène en studio, pour ce disque fondamental, lune des plus belles pièces de la musique contemporaine. Cest en fait une véritable politique des auteurs, analogue à celle de la Nouvelle Vague au cinéma, que Brian Wilson applique à la musique. Le scénario (ici les paroles de Tony Asher, volontairement simples mais excellentes, selon la conception spectorienne du rock), compte finalement moins que le style et la production, par lesquels lauteur sexprime véritablement.
Il est difficile de passer en revue de façon brève les principaux aspects de Pet Sounds. Musicalement, lorchestration est très riche et complexe, en tous points semblable à une oeuvre de musique classique. Le son mono, qui surprend lauditeur non averti, condense le son et le fait parvenir à lauditeur par lintermédiaire dune source unique, créant ainsi une image précise. Toutes les frustrations de lenfance, et en même temps la nostalgie liée à celle-ci sont présentes dans cette symphonie relatant le passage tragique dun jeune homme à lâge adulte. Langoisse, surtout créée par le rythme, est très présente, des interrogations (Wouldnt It Be Nice) à la perte finale de linnocence (Caroline No). Des sommets sont atteints lorsque Wilson parvient à éveiller des sentiments par de simples mélodies instrumentales (Lets Go Away For A While). On na plus affaire à une simple succession de chansons mais à une oeuvre.
Si Pet Sounds raconte bien la mort dun individu, il contient aussi les espoirs suscités par la renaissance qui doit sensuivre : celui de lamour, bien sûr, sujet dinterrogations perpétuelles au sein du disque, mais aussi le salut de lâme et léveil spirituel (I Know Theres An Answer). La présence de ce registre si personnel et introspectif suscite de fortes passions, et ne laisse pas lauditeur indemne. Celui-ci retrouve limpression de tristesse infinie qui caractérise ladolescence, il se laisse emporter par des mélodies dune beauté divine (God Only Knows, Dont Talk), et se laisse éblouir par le génie (I Just Wasnt Made For These Times).
Antoine Colombani
Wouldn't It Be Nice
You Still Believe In Me
That's Not Me
Don't Talk (Put Your Head On My Shoulder)
I'm Waiting For The Day
Let's Go Away For Awhile
Sloop John B
God Only Knows
I Know There's An Answer
Here Today
I Just Wasn't Made For These Times
Pet Sounds
Caroline, No
|