> edito
accueil
> recherche
> sonic youth
andre sider af sonic...
> the accidental
there were wolves
> children of...
songs from the source
> jordan o'jordan
not style nor season...
> mud flow
interview
> indian jewelry
free gold
> jonathan richman
because her beauty is...
> devotchka
a mad and faithful...
> eric matthews
the imagination stage
> richard lewis
postcard: track by track
> mud flow
ryunosuke
> santogold
santogold
> sz
autumn leaves latin...
> willits +...
ocean fire
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
MY
BLOODY VALENTINE
Classer My Bloody Valentine en rubrique "Vieilleries" revient à avouer que l'on
ne croit plus beaucoup à la sortie si souvent annoncée d'un nouvel album. Huit années
depuis "Loveless", dernier album en date, huit années sans silence pourtant,
puisqu'on entend parler régulièrement de MBV : remixes (Primal Scream, Yo La Tengo,
Mogwaï, Curve, Pastels, Archive ...), participation à la compilation de reprises de Wire
"Whore", projets parallèles (Experimental Audio Research avec Sonic Boom de
Spaceman 3 pour Kevin Shields, Snow Pony pour Debbie Googe, Clear Spot pour Colm
O'Ciosoig, Collapsed Lung pour Belinda Butcher)... Les membres de MBV ne sont pas portés
disparus. Le groupe en tant que tel pourrait bien l'être.
Et pourtant ... My Bloody Valentine naît en 1984. Quelques maxis sans intérêt
paraissent, distillant une sorte de parodie des B 52's en plus pop (c'est tout dire). My
Bloody Valentine est alors affublé d'un chanteur, Dave Conway, qui ne laissera que peu de
souvenirs et qui a pourtant donné son nom au groupe. En 1988 sort "Isn't
anyhting", avec la formation définitive de MBV (Kevin Shields : guitares/chants,
Belinda Butcher : guitares/chants, Colm O'Ciosoig : batterie, Debbie Googe : basse).
L'album connaît un succès certain, et laisse entrevoir que MBV a encore beaucoup de
choses à faire, et énormément d'idées à exploiter. Puis paraît en 90 le EP
"Glider", première grosse surprise : MBV a inventé un son. "Tremolo
EP" puis l'album "Loveless" viendront enfoncer le clou en 1991. Ebahis, on
découvre une musique totalement martienne : de longues plages bruitistes sur lesquelles
se posent des mélodies magiques, des boucles samplées et passées à l'envers, des sons
dont on n'arrive pas à imaginer la provenance ... Et, au milieu de ce magma, des
chansons, des perles pop qui tiendraient la route même si on les jouait sur un orgue
Bontempi ("Sometimes", "Blown a wish"). Des petites mélodies
("When you sleep", "I Only Said") qui vrillent la tête et ne
s'effacent pas avec le temps. "Loveless" a inventé la tristesse souriante, la
mélancolie soluble dans l'air, à l'image des quelques clips qui seront tournés : des
suites d'images floues, oscillant entre le bleu pâle et le rouge violent, où les membres
du groupe sont à peine reconnaissables. Les concerts de MBV sont une expérience assez
incroyable pour les auditeurs, et poussent à l'extrême la logique du groupe : témoin le
concert de l'Olympia en mars 92, qui s'achève par un quart d'heure de mur du son. Ceux
qui auront eu le courage de rester jusqu'au bout (et de perdre trois dixièmes de leur
audition) auront eu le bonheur de constater que de tout ce bruit se dégage une mélodie
unique, comme enfouie dans du coton. MBV a ouvert une brèche, et ce sera la grande
époque de la Noisy Pop. Des imitateurs sans grande imagination aux vrais talents, toute
une ribambelle de groupes apparaissent et commencent à former ce qu'on appellera les
shoegazers, en hommage ironique à leur attitude scénique la plus courante. Le mouvement
s'essoufflera de lui-même, anesthésié par le manque de charisme et de créativité
d'une grande part de ses représentants. Reste que le nom de My Bloody Valentine est l'un
des rares dont on se souvienne. Reste également que huit ans après "Loveless",
cet album est toujours furieusement moderne, et que ceux qui sont tombés sous le charme
continuent envers et contre tout à attendre la prochaine manifestation de ce génie
imprévisible qu'est Kevin Shields.
Et il en faut, de la ferveur, pour espérer encore. Après "Loveless", My Bloody
Valentine s'est enfermé en studio pour accoucher de son successeur. Le moins qu'on puisse
dire est qu'il ne sera pas prématuré. Entre les collaborations diverses, et les
déclarations brèves à la presse, on aura tout entendu : un album entier aurait été
enregistré, mais Kevin Shields aurait décidé de tout recommencer ; 60 minutes de
guitares auraient été données à Creation et jugées inutilisables etc Creation,
visiblement plus intéressé par le succès d'Oasis que par les atermoiements d'un groupe
incontrôlable et hyper-perfectionniste, a d'ailleurs décidé en 1997 de se séparer
d'une des plus belle référence de son catalogue. Qui vivra verra, comme dit la sagesse
populaire. En attendant, il ne reste qu'à réécouter "Loveless" pour
découvrir à chaque fois quelque chose de nouveau dans cet album qu'on n'épuisera
jamais.
Mais pour un peu, on envierait ceux qui ne connaissent pas encore My Bloody Valentine.
Parce qu'on donnerait bien toute sa discothèque pour reprendre une claque d'une telle
ampleur.
Loik AmisDiscographie :
> ALBUMS
This Is Your Bloody Valentine - 85 / mini LP
Ecstasy - 87 / mini LP
Ecstasy And Wine - 89
Isn't Anything - 89
Loveless - 91
> EP
Geek - 85
The New Record By - 86
Sunny Sundae Smile - 87
Strawberry Wine - 87
You Made Me Realise - 88
Feed Me With Your Kiss - 88
Glider - 90
Tremolo - 91
> Votez
pour vos albums préférés
> Retour à la rubrique "Vieilleries"
|