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NEIL YOUNG

> Neil Young (jusqu'en 1972) : on exagère souvent lorsque l'on vante l'exceptionnelle constance du talent de Neil Young : la carrière du loner a connu ses zones d'ombre, ses moments de faiblesse, et les meilleurs passages de l'excellent exagagged Glory n'égalent pas un instant le sublime Everybody knows this is nowhere. On exagère, aussi, quand on le dépeint en précurseur des mouvements les plus excitants de l'histoire du rock : le loner a souvent été le premier surpris des hommages qu'on lui rendait, et a pris nombre de trains en marche. Néanmoins, peu d'artistes auront aussi bien épousé la longue et complexe histoire du rock, au point de créer sur près de quatre décennies, l'oeuvre la plus impressionnante et la plus riche que ce genre musical ait jamais compté.

La carrière de Neil Young commence véritablement avec l'un des premiers grands groupes du rock américain, le Buffalo Springfield. Jusqu'ici, l'immigré (illégal) canadien n'avait participé qu'à des aventures musicales sans avenir, mais le groupe formé avec son ami Stephen Stills devient bientôt l'un des plus prestigieux du rock californien. L'aventure, même si elle met Young sous la lumière des projecteurs, est de courte durée : ses prises de bec avec Stills provoquent le split du groupe. Le canadien entame donc une carrière solo. Mais après un premier album, il s'adjoint un groupe alors nommé the Rockets, qu'il rebaptisera Crazy Horse. Cette formation lui permet d'enregistrer l'orageux Everybody Knows this is Nowhere, son premier véritable classique, en 1969. D'autres suivront.

L'année d'après, c'est la veine folk rock de Neil Young qui reprend le dessus avec After the Gold Rush, sans doute son meilleur album. Dès lors, jusqu'aux années 90, les disques du canadien ne cesseront d'évoluer entre ces deux extrêmes, guitares furibardes et acoustique mélancolique. Mais pour l'heure, il rejoint Stills au sein du supergroupe folk Crosby, Stills & Nash, le temps d'un album référence, Déjà Vu, et de quelques concerts et festivals dont celui de Woodstock, où il refuse d'être filmé. De premiers signes d'indocilité, qui ne l'empêchent pas de devenir plus célèbre que jamais. Young connait en effet une première apothéose avec Harvest, album plaisant mais pas transcendant de country rock "middle of the road", sorti en 1972.

Sylvain


> Discographie :

Buffalo Springfield

> Buffalo Springfield (1967)
> Buffalo Springfield Again (1967)
> Last Time Around (1968)

Crosby, Stills, Nash & Young

> Déjà Vu (1970)
> Four Way Street (1971)
> So Far (1974)

Neil Young (avec ou sans Crazy Horse)

> Neil Young (1969)
> Everybody Knows this is Nowhere (1969)
> After the Gold Rush (1970)
> Harvest (1972)
> Journey Through the Past (1972)


> Neil Young après 1972
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