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ALBUMS
par lorseau
"Doolittle"
est le chef d'oeuvre sans conteste des Pixies, "Bossanova"
est l'album le plus travaillé, mais pour ma part, c'est
toujours vers les premiers jets du groupe que je retourne.
Pourquoi ? Parce que la violence y est plus brute, les rythmes
plus martelants, les cris porcins de Black Francis plus
présents, la basse plus en avant et puis la voix de Kim
Deal (accréditée sur le livret du doux nom de Mrs. John
Murphy) vient un peu féminiser ce monde de brutes.
Come
On Pilgrim
"Come On Pilgrim" est le premier mini LP offert
par le groupe en 1987 et il délivre d'une certaine façon
les années 80 trop souvent engluées dans les rythmes électroniques
tristounets. Finies les petites douleurs introspectives,
les rythmes (croisement de punk et de rock'n'roll) sont
de retour et la voix ne se fait plus fluette, mais furibonde.
Ce qui est étonnant en fait dans l'alchimie des Pixies,
c'est que chaque instrument montre fortement son existence
sans pour autant prendre le dessus. Les guitares de Joey
Santiago crachent leurs salves massacrantes, la basse de
Kim Deal assourdit, la batterie de David Lovering occupe
en permanence l'espace, et puis, dernier instrument et non
le moindre, le chant de Black Francis vient achever l'auditeur.
Le meilleur exemple de tout ceci étant "Isla De Encanta".
Surfer
Rosa
Sur "Surfer Rosa" qui est le premier véritable
album, les Pixies ne se sont toujours pas calmés (au contraire
pourrait-on dire), et c'est avec des chansons comme "Broken
Face" et "Tony's Theme" qu'ils font perdurer
le côté punk de leur mélodies. Mais on peut déceler quelques
nouvelles voies pour le groupe : "Where Is My Mind"
et "Caribou" qui ne dépareraient nullement sur
"Doolittle". Et puis on y découvre "Gigantic"
(avant-goût du "Pod" des Breeders ?),
seule chanson écrite par Kim Deal, qui montre que la dame
possède également un énorme talent.
Lorseau
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