Orchestral Manoeuvres In The Dark - The Peel Sessions: 1979-1983

15/08/2000, par Guillaume Sautereau | Albums |
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ORCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARK - Peel Sessions: 1979-1983
(Virgin)

OCHESTRAL MANOEUVRES IN THE DARKJ'en vois qui rigolent. Difficile de se remémorer des boums adolescentes à écouter "Enola Gay" sans pouffer. Faut dire qu'ils ne rendaient pas forcément les choses faciles : un très gros tube, du genre qu'on ne supporte plus parce qu'on l'entend partout, puis une dilution progressive, un lent avachissement vers une place de garçons coiffeurs ordinaires au beau milieu des années 80 (déclin très bien résumé par la compilation best of de 1988), dans la même poubelle que Duran "the ri-flai-flai-flai-fla-flaix" Duran.

Pourtant, au début, c'est le label mancunien de Tony Wilson, Factory, qui accueille les deux liverpuldiens pour un premier single en forme de manifeste, "Electricity", dont une version sera produite par Martin Hannett. Et John Peel de les inviter à une de ses sessions. Pour l'époque, on peut difficilement faire plus crédible.

La première des trois sessions présentées ici évite le single sus-nommé, déjà matraqué par Peel, mais nous livre une version un peu brute de "Messages", autre superbe single du groupe. "Enola Gay" a les honneurs de la deuxième session mais dans une version un peu timide (le single ne sortira qu'en septembre 1980, on est alors en avril) dont nulle ne pourrait prédire alors le succès à venir.

Les dernières traces discographiques fréquentables d'OMD sont nichées sur "Dazzle Ships", leur album "concept-expérimental" de 1983. Y trainent un single d'une efficacité impressionnante ("Telegraph"), des collages qui font leur âge ("ABC Auto-Industry", préhistoire du sampling) et deux ou trois morceaux sublimes ("International" et "Of All The Things We've Made", ce dernier étant présenté ici dans une version dépouillée de toute beauté). "Genetic Engineering", plus encore ici que sur l'album dont il est issu, démontre sans excès qu'un peu de l'énergie du punk pouvait bien habiter le corps supposé frigide de l'électro-pop.

Rien de renversant donc, des versions souvent plus empruntées, plus nues aussi, que les originales, mais aussi un rappel nécessaire : ce groupe avait tout de même plus qu'un petit quelque chose.

Guillaume

Bunker Soldiers
Julia's Song
Messages
Red Frame/White Light
Pretending To See The Light
Enola Gay
Dancing
Motion And Heart
Annex
The Misunderstanding
The More I See You
Genetic Engineering
Of All The Things We've Made
ABC Auto Industry
Electricity

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