Orwell - Nouvelles d'hier / Track by track

22/06/2009, par Christophe Patris | Track by track |
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ORWELL - Track by track de l'album "Nouvelles d'Hier"
(en collaboration avec le webzine Yawam)

Comme le rappelle Jérôme Didelot, alias Orwell, POPnews fait un peu partie de l'histoire - déjà longue - du groupe. Et comment ne pas s'extasier en effet devant ces dix années d'inventivité et d'intelligence pop ? Aux côtés de Fugu, Hugo et autres Tahiti 80, Orwell fait office de fierté nationale. Pour revenir sur ces dix années de musiques et de collaborations, le groupe offre une compilation rétrospective téléchargeable gratuitement . Quinze "Nouvelles d'hier", que Jérôme Didelot commente en toute liberté pour POPnews.


L'Archipel
Loi Hadopi ou pas, j'ai l'impression que les professionnels du disque constituent une espèce en voie de disparition. Chance ou regret, aucun d'entre eux n'a jamais vraiment eu un droit de regard sur la production d'Orwell en 10 ans de carrière, principalement parce que le groupe a toujours évolué dans l'indépendance. Si ça avait été le cas, je doute qu'un D.A. en charge de superviser ce projet de compilation aurait approuvé l'idée de placer un morceau tel que "L'archipel" en ouverture. 4 minutes et 46 secondes pour un titre lent, atypique et progressif. Si "L'Archipel" est la première plage de "Nouvelles d'hier", c'est parce que c'est, de l'avis du non professionnel du disque que je suis, une des chansons les plus marquantes d'Orwell, notamment pour son final.

Des lendemains
Peut-être le morceau fondateur d'Orwell. Un des plus anciens de cette sélection, mais également un des plus attachants. Il existe une autre version de ce titre - un peu ratée, je dois l'avouer - sur le disque éponyme, mais ce premier jet, paru en 2000 sur un mini album autoproduit, conserve un charme désuet malgré ses défauts. A sa sortie, le journaliste de Libération Ludovic Perrin écrivait à son sujet : "Constructions mélodiques au cordeau, cette proposition utopiste réinvente, sans pastiche ni énième degré, une époque où s'entrevoyait le futur ou, tout du moins, une certaine idée de la modernité."

Les Avancées
"Evincés des avancées, écartés des encarts..." Une entrée en matière un peu désabusée, allez-vous penser. Pourtant, en réécoutant ce titre aux paroles si fatalistes, je trouve plusieurs raisons d'être enthousiaste : sa production, assez inhabituelle, fonctionne plutôt bien ; à l'époque j'avais été félicité pour la progression d'accords de la chanson, compliment qui émanait du compositeur de "Everybody's Got to Learn Sometime", ce qui rajoute un certain crédit à cette anecdote ; enfin je me réjouis d'entendre la voix du chanteur Hugo dans les chœurs, artiste avec lequel nous avons collaboré sur son album "La Nuit des balançoires".

Tout entier
"Tout entier" est une des dernières chansons que j'ai écrites pour l'album "Le Génie humain". Elle m'est venue de façon très spontanée, juste après une discussion avec JP Nataf, à qui j'avais fait écouter mes maquettes, et qui m'avait donné ses impressions : "C'est fidèle à ce que tu es capable de produire, bien écrit, bien arrangé, mais tu devrais essayer de faire quelques titres plus simples, en utilisant seulement quelques accords." Je suis rentré chez moi, et dès le lendemain j'enregistrais la démo de ce titre. Huit accords - couplet, refrain et pont compris - ça ira monsieur Nataf ?

Un être sans faille (live)
A l'époque de notre premier mini album, nous n'avions pas les moyens d'aller en studio. Nous avons donc mixé cinq maquettes bon an mal an, avec le matériel que nous avions sous la main, et ajouté deux titres supplémentaires enregistrés en public dans les locaux de Radio France Nancy. "Un être sans faille" en fait partie. Malheureusement nous n'avons jamais eu l'occasion de l'enregistrer en studio, ce qui n'a pas empêché le magazine Les Inrockuptibles d'inclure ce morceau sur sa compilation "Un été 2000".

Le Génie humain
Un morceau qui dénote vraisemblablement l'impact qu'ont eu sur l'enfant que j'étais les génériques de programmes télévisés des années 70. Il faut dire qu'à l'époque on confiait ce genre de "besognes" à des génies comme François de Roubaix, Francis Lai ou John Barry ; pas étonnant que ces thèmes d'émissions ou séries aient laissé des traces. Pendant quelque temps, le musicien et producteur Bertrand Burgalat a mis ce titre en écoute sur sa page Myspace, ce qui m'a fait plaisir.

Toutes les nouvelles parlent d'hier
Si Orwell avait dû faire un tube, ç'aurait peut-être été "Toutes les nouvelles parlent d'hier". Nous avions une chanson relativement accrocheuse, un texte qui se tient, un clip assez bien foutu (je vous conseille humblement d'aller le voir sur Youtube par exemple) et un petit coup de pouce du destin, en l'occurrence Orwell a fait partie cette année-là de la sélection du Fair. Mais "Toutes les nouvelles parlent d'hier" n'est pas devenu un tube, ai-je besoin de le préciser ? Petite consolation, cette chanson a quand même fait un tour du monde "alternatif", diffusée par de nombreuses radios indépendantes en différents endroits de la planète.

 

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