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ORWELL – Track by track de l'album "Nouvelles
d'Hier"
(en collaboration avec le webzine Yawam)
[page précédente]
No Sense in Sighing
Je n'ai pas encore
évoqué dans ces lignes le travail effectué
par mon ami Alex Mélis, que j'ai sollicité
pour faire la sélection des titres de cette compilation.
Ma confiance en ses choix étant sans limite, je n'ai
pas souhaité discuter sa sélection. Ma seule
requête initiale aura été de lui demander
d'inclure "No Sense in Sighing", un morceau qui
était paru uniquement au Japon sur une obscure compilation,
et qui m'est assez cher.

Devenir
"Sans projets
ni souvenirs..." Les plus cinéphiles d'entre
vous auront peut-être remarqué que j'ai piqué
ces quelques mots au sublime texte lu par la voix off du
film "La Jetée" de Chris Marker. Le reste
des paroles n'a rien à voir avec l'histoire du court
métrage, par ailleurs remarquable, mais je trouvais
que c'était une belle formule pour commencer une
chanson. Plus que "Chti biloute" par exemple...
Septembre
Mais à qui appartiennent
cette pure voix féminine, et surtout ce petit accent
américain ? Je ne me lasse pas d'entendre la voix
de la Canadienne Ruth Minnikin, entendue pour la première
fois sur les disques des fantastiques Heavy Blinkers, aujourd'hui
en solo, produisant un folk de première classe. J'étais
très honoré que Ruth Minnikin accepte de chanter
"Septembre", sans même demander une traduction...
J'aurais pu lui faire chanter "Libertine", elle
n'aurait rien remarqué.
La Boutique du 20e
siècle (partie 2)
Puisque le webzine
POPnews qui, je tiens à le préciser, est un
sympathisant historique du groupe Orwell, me permet de m'exprimer
en toute liberté, je tiens à rappeler un épisode
douloureux de notre histoire commune, pourtant idyllique.
Car ce morceau était en fait destiné à
une compilation dudit webzine, et je me souviens m'être
appliqué à le mixer du mieux que je pouvais,
sur un 16 pistes que le musicien Zézé Mago
nous avait gentiment prêté. Quel esprit malin
a pu s'inviter à la séance de mastering ?
Je ne le saurai jamais. Tout ce que je sais, c'est que le
résultat sur le CD était plus proche du sabotage
que du copinage. Mais POPnews a sûrement dit plus
de bien d'Orwell que mes propres parents, alors comment
leur en vouloir ?
Mon adversaire
Je me rappelle avoir
hésité à chanter ce morceau en français,
car je m'imaginais mal jouer le ton vindicatif qu'inspire
son texte dans le cadre d'une chanson pop. Et puis je me
suis lancé, conforté par des amis fiables,
après l'écoute de la démo. Quelques
années plus tard, je ne sais toujours pas si j'ai
bien fait, mais si Alex Mélis a choisi de faire figurer
cet adversaire sur la compilation, c'est qu'il doit avoir
tout de même quelques alliés.

Sans précédent
J'ai trouvé
cette chanson au piano, sur des accords très simples.
Au début, je la chantais un peu comme un Daho période
techno pop. Et puis j'ai pris ma guitare, m'accompagnant
en picking. C'est à ce moment que je me suis mis
à imaginer une orchestration plus folk, légèrement
inspirée de "Everybody's Talkin'" de Harry
Nilsson. Avec le recul, je pense que je ne me suis pas trompé
sur la façon d'arranger ce titre.
Fear of Mars (demo)
La maquette d'un titre
qui nous a valu pas mal de reconnaissance à l'étranger,
notamment en Asie. En 2006, nous avons eu la chance de jouer
cette chanson dans un festival à Bangkok, et à
mon grand étonnement, nous avons entendu une légère
rumeur alors que nous entamions les premières mesures.
Tandis que lorsqu'on a joué "Fear of Mars"
à Longwy, un an avant, il y avait juste un pote qui
dansait, tout seul...
Monorail (version
1900)
Une version très différente du titre qui figure
sur l'album "L'Archipel". Rétrospectivement,
je trouve que l'influence des High Llamas se fait sentir
assez clairement. Je me rappelle avoir dû recommencer
le mixage dans l'urgence suite à une extinction de
disque dur, alors qu'un label canadien attendait le master
pour presser un E.P. J'ai fait ce que j'ai pu en une soirée,
mais sachant que le E.P. en question était un split
single avec les Heavy Blinkers et leurs arrangements luxuriants,
je l'avais un peu mauvaise d'envoyer un mix plus ou moins
bâclé... Au moins, ça me fait un truc
à raconter aujourd'hui.
Propos recueillis par
Christophe Patris
Photos aimablement fournies par Orwell.
A lire également, sur Orwell
:
l'interview
(2005)
Track by track de "L'Archipel"
(2005)
la chronique de "Des
Lendemains" (2002)
l'interview
(2002)
la chronique de "Des
Lendemains" (import) (2001)
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