PELLE CARLBERG
Troisième album, déjà, pour le plus british des dandys pop suédois. Dix nouvelles chansons, dix nouveaux tubes en puissance que le charmant Pelle s'est fait un plaisir de commenter pour POPnews.

1983 (Pelle & Sebastian)
J'avais le titre "Pelle & Sebastian" en tête depuis des années, et comme cette chanson avait des similarités avec le groupe Belle & Sebastian, j'ai enfin pu l'utiliser. De plus, "1983" est en quelque sorte la suite d'une chanson de mon ancien groupe, Edson, qui s'appelait "148020". J'y parle des sorties avec le même ami, mais quelques années plus tard. Mais je dois préciser que mon nom ne se prononce pas comme "Belle", mais "Pellè" !
Nicknames
C'est une chanson en forme de boogie-woogie entêtant. Elle raconte les retrouvailles de vieux amis, et les anciens rapports de force qui ressurgissent instantanément. J'y partage le chant avec Karolina Komstedt de Club 8.
Whisper
Des tonnes de reverb'. J'ai écrit et enregistré cette chanson en dix minutes. Je la trouve très belle.

Animal Lovers
Cette chanson a déjà fait couler beaucoup d'encre en Suède. Les gens ont l'impression que je n'aime pas les animaux, ce qui est évidemment faux. Je n'aime juste pas le fait que les gens soient tellement antipathiques les uns avec les autres, alors que c'est par là qu'il faudrait commencer. Le riff de guitare me fait penser à "Brimful of Asha" de Cornershop.
Metal to Metal
Ma nouvelle voiture a rendu l'âme lors de ma dernière tournée en Allemagne. L'aiguille du niveau d'huile indiquait un réservoir à moitié plein, donc je n'avais pas pensé à le vérifier régulièrement. En remorquant la voiture, le garagiste nous a expliqué que le contact du métal avec le métal dans une voiture était très mauvais. Le beat est un rythme de batterie classique à la Mike Joyce.
Because I'm Worth it
Je parlais avec mon père, qui est banquier, de cette jeunesse d'aujourd'hui qui veut tout et tout de suite. Avec ses collègues, à la banque, ils parlent de la génération "Parce que je le vaux bien" ("Because I'm Worth it"). C'est une de mes chansons préférées sur l'album. Je l'ai écrite après avoir vu "The Darjeeling Limited" de Wes Anderson. J'ai également été influencé par la chanson de Peter Sarstedt "Where Do You Go to (My Lovely)".

Stockholm Vs. Paris
Quand tu es en vacances, tu vois souvent de petits détails de manière plus romantique. J'adore Paris, j'ai du y aller une dizaine de fois. Cette chanson est comme le cinquième plat d'un service à sept couverts servi dans un grand restaurant, le sorbet au champagne. Elle est supposée faire de la place pour le reste du repas/des chansons.
Fly Me to the Moon
J'ai toujours aimé emprunter les titres de grands classiques. Cette chanson parle d'une compagnie aérienne "low cost" qui présente énormément d'avantages, mais dont le service n'est pas très amical. Pour citer les paroles : “Manors count, no matter what your semi boss says” ("Les manières, ça compte, quoi qu'en dise votre demi patron").
51,3
Je suis vieux, mais pas si vieux. J'ai fait un test d'âge mental sur Facebook, et j'ai obtenu le résultat plutôt surprenant de 51,3 ans. Je joue moi-même toutes ces guitares bruyantes, et je crois que je me suis un peu trop laissé aller.
Tired of Being PC
Le titre a une double signification : PC, ce sont mes initiales, donc j'y parle de la fatigue d'être soi-même, mais aussi d'être politiquement correct. Peut-être la meilleure chanson que j'ai écrite depuis des lustres.
Propos recueillis par Christophe Patris
Photos par Pelle Carlberg
A lire également, sur Pelle Carlberg :
la chronique de "The Lilac Time" (2008)
POPnews, webzine jeune et joli
