An Pierlé - An Pierlé & White Velvet

21/08/2006, par David Larre | Albums |
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AN PIERLE & WHITE VELVET
(Helicopter / PIAS) [site] - acheter ce disque

AN PIERLE & WHITE VELVET - AN PIERLE & WHITE VELVETAn Pierlé s'est fait connaître chez ses voisins français par quelques extraits de son deuxième album "Helium Sunset" (2004) qui ont percé sur les ondes des radios nationales : "As Sudden Tears Fall" et la reprise indie mutine de "Paris s'éveille". Ces chansons, ainsi que l'énergie rock de "Sister", laissaient entrevoir un caractère bien trempé, une voix polymorphe, un sens de la mélodie pop auquel l'album tout entier, un peu timide et inégal, ne rendait pas pleinement justice. Toujours épaulée à l'écriture et la composition par Koen Gisen, mais désormais entourée des musiciens du White Velvet, elle trouve sur son nouvel album l'ampleur et la diversité qui conviennent à son talent. Cela commence par une série de chansons fort bien troussées où l'agilité d'une voix pleinement épanouie le dispute à des trésors de mélodies et d'arrangements. Le second morceau, "How Does it Feel", est assez représentatif : une base de piano mélancolique sur laquelle papillonne la voix, virevoltante dans les aigus, entre le chuchotement et l'éclat, la caresse et la colère, tandis qu'en arrière-plan, violon, guitares et programmation électro tapissent d'effets discrets l'écrin du chant. Cela donne aussi des morceaux plus versatiles où la pop s'habille des atours de la chanson-cabaret ("Good Year" en mode mineur, ou de façon plus nette "It's Got to Be Me" et "Mexico" où la dérision est reine). La variété de l'instrumentation y est pour beaucoup (les multiples percussions mélodiques, les incursions de saxophone et de trompette, les spirales des guitares), mais la composition, en ruptures et en glissements inédits, n'est pas en reste. Il y a certes des influences perceptibles çà et là (la guitare assez Radiohead de "Jupiter", certains accents vocaux à la Kate Bush), mais les chansons sont gracieuses, et la variété des propositions musicales séduit franchement. Il faut attendre le neuvième morceau ("Poor Danny") pour trouver un morceau plus faible, et même si la fin du disque est un peu décevante (les deux derniers morceaux), elle est largement éclipsée par la bigarrure pop de l'ensemble, une excentricité toute anglo-saxonne : le velours blanc se porte ici très chamarré, et il va très bien à sa charmante styliste.

David Larre

Jupiter
How Does it Feel
Good Year
I Love You
Not the End
Many Roads
Tenderness
It's Got to Be Me
Poor Danny
Snake Song
Mexico
Cold Winter
Closing Time


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