Comment s'est passée la rencontre avec Jacno ?
En fait, on a mis du temps à se rencontrer, car on n'était pas calés sur les mêmes horaires, il me disait de l'appeler l'après midi, donc je l'appelais vers 16 heures, alors que pour lui l'après midi c'était plutôt deux heures du matin ; et quand j'ai compris ses horaires, là, on a pu discuter et à partir de là, tout allait bien.

Tu continues à travailler sur ses projets ?
En ce moment, je ne tiens pas trop à travailler sur des projets musicaux, car j'ai envie d'écrire un peu.
Et les Désaxés, pour toi, c'est une affaire classée ? On croit savoir qu'avec Hervé Zerrouk, vous vous voyez toujours...
Oui, tout à fait. Ecoute, je ne sais pas, très honnêtement, ce serait très rigolo de se revoir, de faire un concert ensemble, mais d'un autre côté c'est compliqué, les autres sont disséminés loin de Paris, ce serait dur à mettre en place, et ça pourrait aussi être catastrophique, mais ça pourrait être drôle.
Comment s'est passé le passage à l'écriture ?
En 2002, j'ai eu envie d'écrire un livre, au départ c'était très prétentieux, je voulais faire un livre-somme sur le rock et finalement ça a donné "Some Clichés", un recueil de nouvelles, mais c'était aussi une manière pour moi de faire le point par rapport au Rock, ce qu'il m'avait apporté depuis que j'étais enfant, depuis mes 12 ans...
Tu envisages ton mode de vie actuel partagé entre la musique et l'écriture ?
Je t'avouerais qu'en ce moment, je n'ai aucune envie de faire de la musique parce que je suis pleinement satisfait de l'écriture, je m'éclate tellement à écrire que je n'éprouve pas le besoin de faire de la musique en ce moment.
Tu veux que l'écriture reste liée à la musique ?
Non, pas forcément, mais il y aura toujours des références à la musique. Le héros rentre dans une pièce, allume la radio et je vais parler de la chanson qui passe parce que ce sont de petits détails qui m'intéressent.
Tu as, en plus de "Some Clichés" et du "Dictionnaire raisonné du Punk", rédigé des nouvelles pour "Minimum Rock'n'Roll" et pour l'Hommage aux Dogs et à Dominique Laboubée, "Stories for Dogs". Les Dogs, c'est en quelque sorte ton groupe phare ?
Oui, un groupe fétiche, quand je commence à grandir en 1979, ils sortent cet album de fou, c'était incroyable...Pour resituer, ils arrivent habillés en dandys, alors que Téléphone et Trust sont alors les groupes phare (en jeans et avec de grosses guitares saturées) les Dogs ont des Rickenbackers, c'est un trio, c'est un son très pur, très droit, très clair...la ligne claire. Et les chansons de Dominique, qui est capable d'écrire des standards comme on pouvait en écrire dans les sixties. C'est la classe, la très grande classe, sans esbroufe.
Tu as également un polar qui doit sortir ?
Oui, l'éditeur l'a en main, il le sort quand il veut. Dans ce polar, il y a un caméo, un rock-critic apparaît et joue un petit rôle, tu verras !
Propos recueillis par Frédéric Antona et Julien Bourgeois.
Photos de Julien Bourgeois [site].
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"Some Clichés, une enquête sur la disparition du Rock'n'Roll" (L'Harmattan) - acheter ce livre
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