C'est un songwriting à l'ancienne que livre Polyéthylène, combo du sud de la France, sur "Invisible Man", son premier cinq titres autoproduit (le sixième titre, "101 stars", n'étant qu'un interlude de guitares amphétaminées). Très classique dans ses structures, les morceaux développent toutefois des constructions mélodiques intéressantes, notamment sur "Sometimes", et ses entrelacs de guitare et de piano. C'est avec un groupe tel que celui-ci que l'on peut mesurer, avec le recul, à quel point la formule d'une pop mélancolique et nerveuse telle qu'elle fut mise au point par Radiohead sur "Pablo Honey" et "The Bends", a fait flores. "Invisible Man", qui ouvre le disque, est basé sur une ligne de guitare entêtante, et un rythme d'abord lointain, puis plus soutenu. Le disque pêche parfois par manque de rythme et par trop de conventionnalisme, mais les talents mélodistes sont déjà présents, indéniables, comme en témoigne "25", qui sonne comme un inédit des Pixies, et le "Sometimes", déjà cité, sans aucun doute le meilleur morceau de ce mini-album. Attendons que l'album vienne confirmer ce potentiel et liu permettre de véritablement se libérer du carcan des références. Le groupe se balade en ce moment un peu partout en France, ne loupez pas le coche !! En attendant, leur page MySpace est par
là.